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use de même à tous les autres ponts,jusqu’à ce que la découverte ait étéfaite. Celui qui commande l'avan-cée de la derniere barrière, doit rece-voir les ordres de P Officier Majorde la Place, asm de détacher un oupluiìeurs Sergens avec des Fusilierspour aller faire la découverte.
II arrive souvent principalementles jours de marché qu’il se trouveà la barrière beaucoup de paysansqui attendent qu’elle soit ouvertepour entrer : on doit les faireéloigner de cinquante pas jusqu’à ceque les Batteurs d’Estrade qui fontordinairement des Cavaliers ou Dra-gons de la Garnison soient rentrés.La découverte faite & les pontsbailles, l’Officier qui commandel’avancée doit faire ouvrir le gui-chet de la barrière & laisser aller unà un ceux qui viennent de dehors,observant de les bien examiner &de faire faire la même chose par leconsigne. Pendant ce teins les Gar-des doivent rester fous les armesjusqu’à ce qu’il n’y ait que très-peude gens qui passent de loin à loin.Cet article est de conséquence, &nous avons des exemples tjui nousen prouvent l’importance.
En 1702. l’Electeur de Bavièrevoulant se rendre maître de la Villed’Uhn en Suabe, porta ses Troup-pes pendant une nuit avec une dili-gence incroyable aune demi-lieuede cette Ville, où après avoir saisitous les passages , il fit vêtir unnombre de ses Officiers avec lesmêmes habits que portoient les Pay-sans qui arrivoicnt de toutes partspour y entrer un jour de marché.Ces Officiers ainsi travestis entre-rent à l’ouverture des portes, s’em-parerent des Trouppes qui les gar-doient & firent par ce moyen péné-trer l’Electeur & ses Trouppes quife rendirent maîtres d’Ulm, par lanégligence & le peu de précautionsqu’apporterent celles de l’Empirequi avoient mal fait la découverte,
& qui en gardoient les barrières &les portes avec trop de confiance.
OUVERTURE & fermeturedes portes chez les Turcs,. Les Ja-nissaires dans les Places où ils sonten garnison, ont la garde des clefspour ouvrir óc fermer» les portessuivant les loix & les statuts. Onouvre les portes à la pointe du jour,& pour cela deux ou quatre Janis-saires fe rendent aux portes. 11 y aun Capigy ou Portier à chaque por-te. Ils lui en remettent la clef afinqu’il l’ouvre lui-même en présencede quelques Azzaps. En faisantcette fonction le Capigy prononceà haute voix quelques paroles à lalouange de Dieu & du Sultan, & dèsque la porte est ouverte il redonnela clef aux Janissaires, qui la rap-portent où ils Pont prise.
Pendant le jour les Azzaps & mê-me quelques Janissaires font la gar-de à la porte & demandent rarementle nom des paysans, ni où ils vont.Un peu avant la nuit on y rappor-te les clefs dans le même ordre. LesCapigy s les prennent en prononçantles mêmes paroles que le matin enprésence des Azzaps & des Janissai-res, & les remettent à ceux qui doi-vent les garder.
OUVERTURE de la Tran-chée est le commencement du tra-vail d’une approche, & le prémierremuement des terres que fait l’As-siégeant pour aller à. couvert aucorps d’une Place assiégée. VoyezT R A N C H E'e.
OUVRAGE, en terme de For-tification, se peut dire écharpequand il est battu par un angle moin-dre de 20. dégrés.
Un ouvrage est dit enfilé, quandd’un seul coup on peut raser le de-dans depuis un bout jusqu’à l’autre.
Un ouvrage est vu de revers,quand il est vu par-dedans fansêtre enfilé.
Soit le bout de la Tranché A, B,dont le parapet extérieur est C, &
l’in-