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lieux. On en trouve de trente, dequarante & de soixante Stades.
PARC d’Artillerie, est impostequ’on choisit dans un Camp hors dela portée du canon de la Place, &u’on fortifie pour faire le Magasines munitions qui regardent le ser-vice des armes à feu & des feuxd’artifice, ce qui fe fait avec tantde circonspection pour éviter lesaccidens du feu qu’on ne commandeque des Piquiers pour garder le parcd’Artillerie.
Pendant qu’on travaille aux Li-gnes & aux préparatifs de la Tran-chée, P Artillerie de son côté tra-vaille à former son Parc, & sonMagasin à poudre, à monter les piè-ces fur les affûts, à préparer les pla-tes-formes du canon & des mortiers,à les séparer, à ranger les bombes,boulets, grenades & les outils, àradouber ce qui en a besoin, à fai-re des portières & fronteaux de mi-ne. On travaille en même-tems àfaire des blindes de bois rond ouquarré de 3. ou 4. pouces de gros-seur, larges de deux pieds & demià 3. pieds, entre deux poteaux poin-tus par les deux bouts , longs de 3.à 6. pieds entre deux traverses de13. pouces de pointe à chaque bout.
On fait aussi amas de roulettes, decharrues & de madriers pour lesmantelets roulans à biffage des sa-pes. On ramasse des crocs & four-ches de fer, emmanchées long;pour les sapes, des pioches, desbrouettes, des sacs à terre & des pa-niers dont il faut toujours avoirune grande quantité.
II y a de plusieurs sortes de Parcs.Leur disposition dépend de la vo-lonté du Commandant d’Artillerie.Les uns voulant que le canon enfasse tout le front du côté des Enne-mis, les autres que le eauon soitsur plusieurs lignes à la tète de cha-que Brigade.
L’arrangement des pièces & desmunitions dans un parc devant une
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Ville que l’on assiège est différenten quelque chose de celui qui se for-me en campagne à la suite d’une ar-mée. Je vais donner une idée dePun & de Pautre.
Le Parc d’Artillerie, qui sc for-me en Campagne à la fuite d’ 1111eArmée, sc fait ordinairement entreles deux lignes, si l’on peut à 300.pas des Trouppes qui l’occupenf.
Quand PEquipage est grand leParc doit être toujours quarré.
Sur la ligne qui fait face aux En-nemis on met toutes les pièces decanon, le plus gros toujours furla droite, les mortiers, les affûts, lacharrette composée & la chevre.
Sur l’une des lignes du côté duquarré, on met les affûts à mortier,le plomb, les mèches, les facs-à-terre, les cordages, les grenades,les fusées en tonnes : les outils en-tonnés , les armes à I’épreuve.
Sur Pautre les bombes, les bou-lets.
Et fur celle qui ferme le quarré,les outils & charrettes haut-le-pied.C’est cette derniere ligne qui doitêtre à 300. pas de celle de l’Armée.
Toutes les limonières des avant-trains, chariots & charrettes, doi-vent être dans le dedans du quarréégalement distantes les unes des au-tres , & les essieux vis-à-vis les 11nsdes autres.
Dans le quarré proche la dernie-re ligne on met les poudres dans leplus petit espace qu’elles puissentcontenir.
Environ vingt pas devant la pre-mière ligne, dans le milieu, onmet quatre petites pièces chargées.On y fait tenir tous les jours deuxCommissaires & quatre Canoniersde Garde.
II doit y avoir aussi un Corps deGarde avancé commandé par un Ca-pitaine, d'oû l’on tire les sentinel-les nécessaires pour la poudre, pourle canon & pour toutes les entréesdu Parc.
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