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Tome II.
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de canon pour les avoir tout prêts'quand on en a affaire. C’est aullìle retranchement où l’on tient lesboulets dans un magasin de terre,comme de marine. Le Commissai-re Général de l’Artilleric de la Ma-rine doit tenir la main à ce que lescanons & les mortiers, qu’on tiredes Vaisseaux qu’on désarmé, soientportés où ils doivent être ; que lescanons de fonte soient séparés deceux de fer, & rangés par calibres ;que les boulets soient mis dans leursparquets, & les bombes & les gré-nades chargées, séparées de cellesqui ne le font point.

PART, être à part : c’est furterre les Officiers & Soldats desTrouppes Légéres, qui ont par tauxprises qu’ils font fur les Ennemis.

Fels font aujourd’hui les Arquebu-siers de Messieurs Graífin, de la Mo-lière & autres, qui sont des Corpsde Trouppes , composés de Dra-gons , d’Hussards & de Fantassins. ;On appelle ces Trouppes Légéres,Partisans.

Etre à part fur mer : c’est-à-dire, que l’Equipage d’un Vaisseauaura fa part des prises qu’on ferafur les Ennemis. O11 se sert de lamême expression , pour ceux quivont aux pêcheries, & qui ne re-çoivent point de gages, mais ont unecertaine part réglée.

PARTAGER le vent, parts,g er l’avantage du vent : c’est lou-voyer fur le même rumb de vent,que celui à qui 011 le veut gagner,ou qui le veut gagner sor nous, &11e pouvoir parvenir à le gagner,quoique fans le perdre aussi, c’est-à-dire, fans tomber sous le vent,mais se maintenir toujours l’un &l’autre.

PARTANCE, ou partement,c’est le départ d’un Vaisseau. Coupde p arta.net, c’est la salve, ou lecoup de canon que l’on tire enmettant à la voile. Bannière departance est le pavillon qu'on met

à la poupe pour faire signal à l’é-quipage qui est à terre de venir àbord pour apareiller.

* PARTEMENT, & Petitpartement, sorte de Fusées volan-tes; Voyez fuse'e volante.

PARTI, est un Corps de Ca-vallerie ou d’Infanterie, qui vadans le Pays ennemi, à la décou-verte, & au pillage.

On envoie des Partis à la guerrepour faire des prisonniers, & avoirdes nouvelles de l’Ennemi. Oncommande des Partis, on détachedes Partis, on tombe dans des Partis.

Les Partis qui ne sont que dequinze Cavaliers, ou de vingt Fan-tassins, ne doivent marcher fansun ordre par écrit de leur Com-mandant.

On fait sortir de l’Armée pres-que toutes les nuits des Partisd’Infanterie & de Cavallerie, pourêtre informé de ce qui se passeidans le pays, & empêcher que lesPartis ennemis 11’en approchent.

Ceux qui sortent pour aller auxnouvelles, sont, suivant le pays oùl’on est, ou d’un Corps particulier,ou mêlés de Cavallerie, de Dra-gons, & même d’Infanterie, & s’é-loignent de l’Armée plus ou moins,suivant les vues du Général.

Ceux qui sont destinés à éloignerles Partis de l’Armée s’embusquent,& se cachent soigneusement poursurprendre ceux des Ennemis, &les battre. Outre ces Partis d’In-fanterie ou de Cavallerie, suivantle pays pour lequel on les destine,il sort aussi d’autres Partis des Ar-mées, destinés pour couvrir lesflancs des convois, pour empêcherque i’Ennemi n’interrompe les four-rages qu’on veut faire le lendemain,& pour faciliter au Général laconnoiflànce qu’il veut prendre,ou d’un Camp avantageux, oud’une marche, ou même de la si-tuation du Camp Ennemi. CesPartis doivent être beaucoup plus

forts