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sont des morceaux quarrés de toile,qu’on applique au bord des voiles,proche de la rélinguc, pour lesrenfoncer, asm d’y amarrer lespattes de bouline. Pattes d’An-ípects : ce font des pattes de ferqu’on met au bout d’un levier,pour servir à mouvoir les grosfardeaux.
PATTES de bouline, en ter-me de Marine, font des cordagesqui fe divisent en plusieurs bran-ches au bout de la bouline, poursaisir la voile par plusieurs en-droits, en façon de marticles oude trelingages. Ces pattes répondentl’une à l’autre des poulies, ce quiles rend différentes des mogues.
PATROUILLE, est un Guetde nuit, composé ordinairementde cinq ou six Soldats & d’un Ser-gent , qui partent du corps de gar-de de la Place, pour observer cequi se passe dans les rues, veillerà la tranquillité âc à la sûreté dela Ville, obliger les Bourgeois &les Soldats à rester chacun chezfoi, faire fermer les cabarets, &empêcher les désordres. Si l’ontrouve quelqu’un qui aille par lesrues fans feu ou fans ordre, 011le conduit au corps de garde de laPlace, afin que le Major en aver-tisse le Gouverneur.
Les Patrouilles font communes àl’Infanterie, comme à la Cavallerie.On les fait marcher dans unePlace foible , pour laquelle oncraint l’efcaladc, celles de Cavalle-rie en dehors, & celles d’Infante-ric fur le rempart.
PATURE: il y en a de deuxfortes. Lorfqu’une Cavallerie estnouvelle, ou du-moins remplied’une grande quantité de jeuneschevaux, si le Service le permet,on assemble cette Cavallerie furdes ruisseaux, & dans des pays deprairies voisines du lieu où l’onveut assembler l’Armée, mais àcouvert des insultes de la part de
l’ennemi; & pendant un espace detems plus ou moins long, on mettous les chevaux à l’herbe, afinde leur faire perdre la mauvaisenourriture qu’ils peuvent avoirprise pendant PHyver, les rafraîchir,& les disposer à la nourriture duverd, avant que de les faire beau-coup fatiguer. Cet usage est excel-lent, quand on le peut pratiquer,& il conserve beaucoup les che-vaux dans le cours de la campagne.
II y a une autre cfpéce de pâ-ture, qu’on donne aux chevaux,lorfqu’on est en Corps d’Arniée,qui sert à les rafraîchir de la nour-riture des fourrages en grains, quiles échausse trop, & qui épargneles fourrages.
Ces pâtures fe prennent le longdes ruisseaux voisins de l’Armée,& même dans les plaines fourra-gées, où il revient de petites her-bes , & c’est toujours avec des gar-des générales de tout le Camp, &
Í iarticulieres de chaque Corps, que’on couvre ces pâtures, & cela afinque les petits Partis des Ennemis,où même les gros, si l’on n’y pre-noit pas assez de précaution , nepussent pas venir enlever les che-vaux à la pâture.
Quand les pays font propres à lapâture, cela est d’un grand soula-gement pour la Cavallerie , quin’est pas obligée d’aller fi souventau fourrage, & au Général, quitrouve par-là le moyen de subsi-ster beaucoup plus long. tems dansson Camp, fins être obligé d’allerloin au fourrage.
PATUREUR: ce mot qui n’estd’ufage qu’à la guerre , fe dit desCavaliers & des Valets qui menentles chevaux à l’herbe. On dit:Donner une escorte aux Pâtureurs.
PAVESADES. C’étoient degrandes claies portatives, derrièrelesquelles les Archers tiraient.Elles e'toient en usage long-temsavant Philippe Auguste, & Froif-
Cirt