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Tome II.
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* PELARDEAUX; Ce sontdes pièces de bois, qu’on couvre depoix & de bourre pour boucher lesécubiers ou les trous que le Canonfait dans un Vaisseau pendant lecombat.

PELICAN , étoit autrefoisune piéce d’artillerie, qui portoit 6 .livres de balles, & qui pésoitL40V. livres.

P PILLE de bois simple, 011garnie de fer : c’est un instrumentpurement de bois, ou de bois gar-ni de fer, qui est compose d’unmanche, & d’une partie appellée leplat de la pelle. On s’en sert pourle service de terre, comme pour leservice de mer, à faire des lignes, àtravailler aux tranchées , &c. furnier à remuer le lest, lorsqu’il estde terre, de sable ou de petits cail-loux. On s’en sert aussi dans lesmagasins, & fur les Vaisseaux àremuer les blés, le sel & autreschoses.

PELOTE à feu : on s’en sertla nuit pour éclairer dans un folle,ou ailleurs. Pour la faire, on metde la poix résiné une partie, du sou-fre trois parties, du salpêtre unelivre. O11 fait fondre & incorpo-rer le tout ensemble avec des étou-pes , & de cela on fait des pelotespour jettes dans un fossé, ouailleurs.

PELOTONS d’Infanterie: ondonne ce nom ìt de petits Corps d’In-fanterie, de vingt, trente, ou qua-rante hommes, qu’on envoyé enDétachement, ou pour quelque pe-tite expédition. On entrelace ordi-nairement des Pelotons d’Infanterieparmi les Escadrons, & ils y fontd’une grande utilité. L’HistoireAncienne & Moderne, est toute rem-plie de ces sortes d’excmples : &tousles grands hommes, qui s’en sontservis, pour suppléer à la foiblessede leur Cavallerie, ou pour s assu-rer la victoire, s’en sont toûjoursbien trouvés.

Ces Pelotons combattent insérésdans les Escadrons, & dans le temsque ceux-ci en viennent aux mainsavec ceux de l’Ennemi, les Pelotonsse jettent entre les intervalles, lesprennent en liane à coups de fusils& de bayonnettes. A la Bataille dePavie, où les Pelotons d’Infanteriecommenccrent à paroi tre pour laprémiére fois, depuis les Anciens,quinze cens Arquebusiers choisisfur toute l’infanterie Espagnole, dcdressés à cette façon de combattre,furent seuls la cause de la défaitede la Gendarmerie Françoise, alorsla plus rédoutable & la plus déter-minée de l’Europe. Si le ConsulSempronius, fort en Infanterie <kfoible en Cavallerie, en allant con-tre Annibal eût placé entre sesEscadrons des pelotons d’Infanterie,il n’eût peut-être pas perdu la vi-ctoire, du-moins il Peût beau-coup mieux disputée à son En-nemi, qui à la vérité joignit la ruse,l’artifice & un très-grand art à uneaudace extrême.

* PENDENTIF ; c’est uneportion de voûte entre les arcs d’unDôme, considérée comme suspen-due en Pair, faisant abstraction despiliers ou areboutans. Les penden-tifs sont le corps même de la Voûte;on les taille de sculpture, & on lespeint.

* PENDE U R ; On donne cenom, en mer, à un bout tie cordede grandeur moyenne, à laquelletient une poulie.

P E N D O U R S des bras, termede Marine. Les Provenceaux appel-lent pendours la plus haute partie dubras comprise depuis l’extrêmité dela vergue jusqu’à la poulie où lebras sc divise en deux cordages, Punappelle bras dormant, qui s’amarreà Pétai ; Pautre nommé bras cou-rant, ou bras qui sc manoeuvresouvent. Les balancines ont aulïïdes pendours , aussi-bien que les pa-lans , qui sont amarrés sous les hu-nes,