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Tome II.
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eux. Sous Charles IX. & Henri III.les François ne se servoient pasaisément de la pique , & on

avoit de la peine à trouver desSoldats, qui voulussent être Piquiers;c’est pour cela que dès - lors ondonnoit plus de solde aux Piquiers,qu’aux Arquebusiers ou aux Mous-quetaires. Sous le Règne de LouisXIV. les piques ont ètè abolies. On ysupplée par la bayonnette a» boutdu fusil, dont on a trouve'l’usageplus avantageux, que celui de lapique, & qui peut en effet y sup-pléer au moins en partie. De pluson peut beaucoup plus facilementremuer le fusil avec la bayonnettenu bout, qu’on ne peut s’aider deLa pique'.

La pique a un fer ou lame dedemi-pied, avec deux branches,qui servent k la clouer & attacherau bois. II y a un bout au talondes piques, qui est de fer ou decuivre.

PI Q_U E : On se sert sur les Vais-seaux plutôt de demi - piques, carcelles-ci sont trop embarrassantes.

P I Q_U E ou PIC, terme deMarine. Mettre l’ancre à pic ou semettre à pic sur son ancre, est fairevenir le Vaisseau directement audessus de son ancre , par le moyendu cabestan, ou du virevaut, desorte qu’avec un demi-tour del’une ou de l’autre de ces machi-nes , l’ancre puisse être détachéedu fond.

* PIQUE-CHASSE, c’est unpoinçon aigu & menu qui sert àpercer les chasses ou Sacs à poudre,pour ouvrir des communications,aux feux qu’elles doivent donneraux Artifices qu’elles font partir.

* PI Q_U F. R ; En termes de ma-çonnerie , piquer une pierre, c’est/a façonner en rustique avec lapointe du morteau.

En termes de Charpenterie,giguer le bois, c’est le marquerDiction. AUlit. Tarn. II.

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avec un outil de fer, ou avec leplomb percé en triangle.

PIQUET : c’est un Détache-ment de cinquante hommes, dontdeux Sergens & un Tambour, com-mandés par un Capitaine, un pré-míer Lieutenant & un Lieutenanten second. Dès qu’un Bataillonsort de Garnison , on doit faireformer le piquet, lequel en ba-taille, se met sur la gauche & encolonne marche k la queue , kmoins que la Compagnie de Gre-nadiers ne sc trouve détachée ail-leurs : en son absence il prend enbataille la droite, & en colonnemarche k la tête.

C’est une Trouppe qui est tou-jours prête à le porter par-toutoù il est nécessaire. On en tiretous les Détachemens dont on abesoin: c’est en partie la garde dechaque Bataillon. Le piquet four-nit les Sentinelles pour mettre auxDrapeaux & par - tout où on lejuge à propos. II est composé despremiers Sergens & Soldats à mar-cher, lesquels demeurent de piquetnuit & jour, jusqu’k ce qu’ilsayent marché pour quelque Gardeou Détachement: & si-tôt qu’ilssont détachés on les remplace k l’in-stant par ceux qui les suivent.

Dans un Camp, chaque Batail-lon a son piquet : c’est - k - dire,cinquante hommes, compris deuxSergens & un Tambour, qui sontordonnés pour être prêts k mar-cher au prémier ordre, comman-dés par un Capitaine, un Lieutenant& un Soulieutenant. Ce Détache-ment met ses armes à un abri, qu’onfait k la droite des Grenadiers.

Les Soldats de piquet ne doiventpoint s’écarter du Camp, fous quel-que prétexte que ce soit. Le pi-quet fournit les Sentinelles, qu’onmet pour garder les armes & lesDrapeaux. Lorsqu’il arrive quel-que alarme, l’Oíiicier de Piquetdoit se tenir prêt k marcher auT pré-