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parties d’un ouvrage de guerre,quand ['Ingénieur manie le cordeaupour tracer un Plan. Ces sortes depiquets ont le bout garni d’unepointe de fer. II y a de gros pi-quets de bois qu’on larde dans lesfascines, & que l’on fait entreren terre, pour entretenir & affer-mir les mêmes fascines, quand 011les employé à faire un épaulement.On se sert auslì de piquets, pourarrêter les cordages dès tentes,quand les Trouppes campent. C’estce qui fait que l’on dit, pìayiterle piquet, pour lignifier que l’oncampe, & lever le piquet pour direque l’on.décampe.
PIQUET: mettre un Soldatou un Cavalier au piquet.
* PIQUEUR; c’est dans unAttelier, un homme préposé parl’Entrepreneur, pour recevoir parcompte le s Matériaux, en garderles tailles, veiller à l’emploi dutems, marquer les journées desOuvriers, & piquer fur son rôleceux qui s’absentent pendant lesheures du travail, afin de retran-cher de leurs salaires.
O11 appelle Chnssavants, les moin-dres Piqueurs qui ne font quehâter les Ouvriers.
* PIRAMIDESde feu ; VoyezTETS de feu.
PIRATE, voyez corsaire.
PIROGUE: c’est une forte deBateau fait d’un seul arbre, dontles Sauvages de l’Armérique méri-dionale ont accoutumé de se servir.Les grandes pirogues, font quelque-fois élevées tout autour, & sur-tout au derrière, de quelquesplanches ajoutées. Quelquefois ilsy peignent leur Maioia, ou biendes Sauvages, ou des grotesques.Ces fortes de Bateaux ou Chalou-pes, portent souvent jusqu’à cin-quante hommes, avec leurs muni-tions de guerre. Avant que cesSauvages cuisent communicationavec les Européens , qui leur ont
fourni des outils de charpenterie,ils avoient mille peines de venir àbout de faire leurs pirogues.
* PISSAPHALTE, Mélangede poix & de bitume, dont lesAnciens se servoient pour calfaterleurs Navires, & pour embaumerles gensdu commun. Quelques-unscroient que le Pissaphalte se formenaturellement ; d’autres que c’estune composition de l’Art.
PISTOLET: des Arquebusesvinrent les pistoles ou les pistoletsà rouet , dont le canon n’avoitqu'un pied de long, c’étoient desarquebuses en petit. Ces armesfurent appellées pijloles ou pistolets,parce que les premiers furent faitsa Pistoye en Toscane. Les Alie-mans s’en servirent en Franceavant les François , & les Reitresqui le portoient du tems de HenriII. étoient appelles Pistôliers. IIen est fait mention fous le régnede François I. Les pistolets font àl’usage de toutes les trouppes àcheval. II n’y a pas bien long-tems qu’ils font à simple ressort,ainsi que les fusils & les mousque-tons. Car en 1658- Listage de pisto-lets à rouet n’étoit pas encore aboli.
C’est à la bataille de Cerisaies deLan 1544. qu’on a commencé àvoir l’Infanterie armée de pistolets& se servir avantageusement decette arme , soutenue néanmoinspar des Piquiers.
Les pistolets fins & communs,font de 14. pouces de canon, lesuns enrichis, les autres tout sim-ples. Les gispes, pistolets, poig-nards & autres armes, font usitéesparmi les Miquelets, les Barbes,les Hufïars & autres Trouppesétrangères , & séparées des au-
tres Corps.
Cette arme à feu est très utiledans un Vaisseau, pour ceux quisautent à sabordage.
PIS T O N : c’est la partie de lapompe qui entre dans le tuyau,
ou