Band 
Tome II.
Seite
669-670
JPEG-Download
 

POU

POU

670

< 6 ?

sourde : elle se fait, à ce qn’on dit,avec de la poudre commune, en yajoutant du borax, <5c la pierre ca-lamine , ou du sel armonÌ3c, ou desTaupes vives, calcinées, ou de laseconde écorce de sureau.

*C'est une erreur de croire qu’il y aitde la poudre muette, c’est-à-dire qui nesalle aucune détonation, lorsqu’elleprend feu dans un lieu enfermé,comme dans un canon ou ailleurs,de forte qu’ellc «'ouvre un passage,& chasse, par exemple, un bouletfans faire aucun bruit ; car toutle monde fait que le bruit n’est au-tre chose, qu'une agitation de Pairdans un mouvement subit & vio-lent ; il ne jjeut cesser ou dimi-nuer qu’à mesure que le mouve-ment se ralentira : sur ce principe,on voit clairement, qu’en ôtantl’activité de la poudre, on lui óte-roit la force de se faire jour au tra-vers des obstacles qu’on lui opposedans- un canon, puisqu’en ôtantces obstacles, comme dans un fusilchargé de poudre, fans bourre niboulet, il se fait encore une déto-nation. t On peut étendre plus aulong ce raisonnement, mais fans s’yarrêter davantage, il suffit de direque c’est Pinvention des arquebusesà vent qui a donné lieu à ce fauxbruit répandu dans le peuple qu’il ya de la poudre muette, c’est-à-direqui ne fait point de bruit dans unCanon. 11 s’est trouvé néanmoinsdes gens qui ont cherché les moyensde faire une poudre muette, maisleurs compositions ne font que di-minuer le bruit au préjudice de laforce, par conséquent ce seroit gâ-ter la poudre sûrement, que d’ymêler d’autres ingrédiens que lesnaturels.

* POUDRE fulminante. Onappelle ainsi une composition detrois parties de salpêtre, de deuxparties de sel de tartre, & d’unepartie de soufre, pilées & incorpo-rées ensemble ; si on la met dans

une cuilliere de fer ou d’argent furun petit feu pendant un quartd’heure, ou une petite demie-heure,elle s’enslamme, & fait une sigrande détonation, qu’un gros decette poudre fulmine, & fait prèl-qu’autant de bruit qifun canon, cequi lui a donné le nom de poudrefulminante. Elle a deux effets par-ticuliers , dissérens de ceux de laPoudre à canon: L’un, qu’ellcfait un si grand bruit fans être en-fermée, qu’elle perce, pour ainli-dire les oreilles ; l’autre, qu’aucontraire de la poudre à canon, elleagit du haut en bas d’une telle for-ce, qu’elle perce une cuilliere decuivre, celles de fer résistent da-vantage.

Comme l’esset de cette poudrevient de l’étroite liaison des partiesdu tartre avec le salpêtre & le sou-fre ; il résulte que si l’on faitchausser ces matières à un tropgrand feu, elle produit beaucoupmoins d’esset dans fa détonation,parce qu’ellcs ont été trop agitéespour pouvoir sc lier intimement.

On fait aussi pareille chose avecde l’or, ce qu’on appelle de l'orful-minant, dont on trouve le secret &les effets expliqués dans la Chimiede l’Emery. L’une & l’autre deces poudres ne font que des curiosi-tés de phisique, inutiles pour lesFeux d’artifices de guerre & despectacle.

POUDRIER: c’est une hor-loge de sable, dont on se sert surmer, qui doit durer une demiheure.

* POUF ; c’est le nom que lesNègres d’Afrique donnent aux Ar-mes à feu, parce qu’il en exprimele bruit.

POUCE ou Page, terme demarine. Voyez arrive-toux.

P O U G E R ou tnoler en poupe,terme de marine, est faire ventarriéré.

POU-