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Tome II.
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C’est atix Sergens à faire le prêt àleur Compagnie conjointement avecleurs Officiers. Ils doivent exami-ner avec exactitude, 11 chaque Sol-dat n’a rien perdu de son armement,ou de son habillement, afin de lefaire réparer à ses dépens ; en luiretenant un fol à demi de fa paye,jusqti’à ce qu’il ait dequoi payer, cequi lui manque : & s’il y a de la

faute ou de la négligence du Soldat,on le met en prison pour le rendresoigneux : lorsque les Sergens exé-cutent cela régulièrement, il nemanque jamais rien à leur trouppe,& un Régiment est toujours bien te-nu. Audi c’est aux Sergens que l’ondoit s’en prendre, quand on trou-ve quelque chose à redire à leurCompagnie.

II est bon que de teins en temsdu-moins, les Officiers subalternes,fassent faire en leur présence, leprêt aux Sergens, qu’ils fassent as-sembler leurs Soldats par cham-brées , avec leurs armes & bagagesdans leur logement, pour examiners’il ne leur manque rien ; ensuiteils font donner le prêt au chef dechaque chambrée, qui en est Fceco-nome. Lorsqu’il y a quelque Sol-dat malade, il doit le faire porteràl’Hópital le jour du prêt, sans at-tendre au lendemain. Moyennantces attentions, un Régiment est tou-jours bien tenu, & tout endure da-vantage. Les Officiers subalternes,doivent aller rendre compte à leursCapitaines de ce qu’ils ónt trouvé àrétablir dans leurs Compagnies, &íi les Capitaines négligeoient d’v re-médier, ils ne sçauroient se dispen-ser d’en donner avis au Comman-dant ou au Major du Régiment. LeCapitaine doit auffi de teins en teinsfaire Je prêt à fa Compagnie, con-jointement avec ses Officiers subal-ternes , & ses Sergens : du-moinsil doit le faire faire quelquefois de-vant lui, avec toutes les circonstan-ces nécessaires : & lorsqu’il ne trou-

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ve pas à propos de prendre ce foinlui-même, il doit tenir la main à cequ’on lui rende un compte exact detout ce qui a été fait là-dessus. S’ilest obligé de s’abfer.ter, il chargeun Officier de fa Compagnie, de te-nir un Etat juste de la recette & dela dépense, pour lui en rendre com-pte à son rétot/r, & être en étatlui-même de la faire à ses Soldats.

PRET de la Cavallerie : le Ma-jor , ou Aide-Major dans la Caval-lerie, fait le prêt au Maréchal desLogis de chaque Compagnie de sonRégiment. Celui-ci paye les Cava-liers tous les quinze jours en garni-son , & tous les dix jours en Cam-pagne. Les Brigadiers, en i’absen-cc ou maladie des Maréchaux desLogis, font obligés à leurs mêmesfonctions. Ils font le prêt aux Ca-valiers, ils tiennent un état du nom& ancienneté des Cavaliers de leursCompagnies , ils les comman-dent, <îc.*

Un Soldat convaincu d’avoirvoléle prêt de son Camarade, doit parl’Ordonnance du 1. Juillet 172.7.être condamné à mort ou aux Galè-res perpétuelles, suivant les circon-stances du cas. Par un Règlementfait pour les Gardes Françoifes, enGarnison à Paris, il est défenduaux Sergens d’affecter de faire leprêt à leur Compagnie dans un Ca-baret, pour obliger les Soldats à yaller boire. Si quelqu’un le fait leMajor doit les envoyer en prison, &en avertir le Colonel ou le Com-mandant du Corps, en son absence,pour interdire ledit Sergent, & enavertir Sa Majesté.

* PRETOIRE, Palais du Pré-teur de l’ancienne Rome, qui étoitauffi le lieu où il rendoit la justice.Dans la fuite on donna ce nom à latente du Général d’Armée où s’as-sembloit le Conseil de guerre.

* PRETORIENS, Gardesde*Empereurs Romains, choisis d’a-

¥ a bord