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qu’il leur fournit pour faire dupain blanc pour leur table , surquoi il gagne encore considérable-ment : car il palse le sac de fro-ment pur de i;o. livres pour igo.rations, c’est l’ufage. Cependantcet échange les accommode si fort,que le Munitionnaire qui manqued’cn faire voiturer à l’Arme'e, n’estjamais regardé d’un bon oeil.
Mais quoiqu’on paye la rationdu pain revenant bon à un moindre
Í irix que celui qu’on reçoit du Roi,e Commis du Parc fait néanmoinsrembourser aux Trouppes , cequ’elles prennent de trop fur lepied du traité: c’est la régie, &quand les Majors en font difficulté,l’Intendant donne un ordre pouren faire la retenue chez le Tré-sorier de l’Armée.
Le Commis Général du Parc nefait point de compensation dansles décomptes du pain revenantbon avec celui que le Régimentaura pris de trop, passé un teinsconsidérable. II a cette honêtetéd’un mois à l’autre, de deux à troismois, même davantage : mais ja-mais d’une prémiere année à uneseconde à cause que le prix dutraité peut être changé.
Le pain revenant bon des Inten-dans & des Commissaires est fur lepied des Officiers Généraux ; maiscelui de l’ArtHlerie, de la Prévôté,des Ingénieurs, &c. est aux prix decelui de Trouppes.
Après que le Directeur Généraldes Vivres a donné son ordre parécrit au Commis du Parc pourpayer le pain revenant bon, sui-vant les deux dissérens prix , ilcherche pour faire les prémicesdécomptes, les Majors les plus fa-ciles, & les Maîtres d’Hôtel desOfficiers Généraux , qui font lesmoins attachés à leurs intérêts, &il conclut avec eux pour un prixun peu plus ou un peu moins &ces premiers décomptes font ordi-
nairement la planche pour tous lesautres , mais du moment que leprix est arrêté, le Commis du Parcne doit jamais changer de íenti-timent,. c’est-à-dire, fe laisser allerà donner plus à l’un qu’à l’autre.
On fuit la même régie pour lesgarnisons : le prix doit être égalpar toutes les places. Mais le dé-compte qui sc fait aux trouppes quitiennent garnison pendant la Cam-pagne, est différent de celui destrouppes qui agissent en Corpsd’Armée ; car on leur rabat le painpour les Soldats qui font à l’Hopi-tal, & dont le nom doit être énon-cé dans les revues ; les Officiersn’en ont point en garnison, Óc lesscrgens ne touchent qu’une rationpour laquelle le Trésorier retientdeux sols fur fa paye.
On attend à faire les décomptesà un Régiment, quand on n’a pasencore reçu les acquits que le corpsentier, ou les Officiers des déta-chemens ont donné du pain qu’ilsont pris en divers endroits, maislorfqu’on y est contraint, si l’ontrouve parmi ces acquits des joursvuides , c’est ■ à - dire, où l’on nevoit point que le Régiment aitpris du pain, on ne laisse pas delui faire tenir compte pour ce jour-là d’une quantité pareille à la distri-bution précédente, parce qu’il està croire qu’une trouppe n’a pointpassé de journée fans manger &que lorsque l’acquit manque, il y aapparence qu’il est égaré.
Cela se pratique toujours avecPlnfanterie, mais on n’en agit passi indéterminement avec la Cavalle-rie, parce qu’elle sc passe quelque-fois de pain, quand le grain estmur, car elle bat alors & fait dupain , particulièrement lorsqu’cllese trouve dans des lieux écartésoù elle est détachée du gros del’Armée, & ne peut recevoir fasubsistance du Munitionnaire.
Comme