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Tome II.
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vais de tous font les pleins d’eau,quand elle est dormante.

Après s’étre bien instruit de laqualité des fortifications de la Pla-ce qu’on veut attaquer, il faut voirsi quelque rideau, chemin creux ouinégalité de terrein peut favoriserles approches, & épargner quelquebout de tranchée: s’il n’y a pointde commandement qui puisse servir ;si le terrein par où fe doivent con-duire les attaques est doux, & aiséà renverser, ou s’il est dur & mêléde pierres, cailloux, rocailles, oude roches, dans lequel on ne puisseque peu ou point s’enfoncer.

Toutes ces différences font con-sidérables : car si c’est un terreinaisé à manier, il fera facile d’yfaire de bonnes tranchées en peu detems, & on y court bien moinsde risque; s’il est inclé de pierres& de cailloux, il fera plus diffici-le , & les éclats du canon y fontdangereux.

Si c’est un roc dur & pelé danslequel on ne puisse s’enfoncer, ilfaut compter d’y apporter toutes lesterres & matériaux dont 011 aura be-soin; de faire les trois quarts dela tranchée de fascines & de ga-bions, même de ballots de bourre& de laine : ce qui produit unlong & mauvais travail, qui n’estjamais ìt l’épveuve du canon, &rarement du mousquet, & dont onne vient à bout qu’avec du tems,du péril, & beaucoup de dépense ;c’est pourquoi on évite, tant quel’on peut, d’attaquer par de tellesavenues.

RECONNOITRE un Poste,c’est lorfqu’une Trouppe ou plu-sieurs personnes s’en approchent.

Qpand elle est d’Infanterie, laSentinelle, après le Oui vive , &avoir demandé le nom du Régi-ment , fait faire halte, & avertitle poste qui envoie poqr reconnoî-tre un Sergent ou Caporal, avecdeux 011 quatre Fusiliers, la bayon-

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nette au bout du fusil, âc présen-tant les armes.

Dans la Cavallerie, c’est le Ma-réchal des Logis, ou le Brigadier,l’épée à la main , avec deux ouquatre Cavaliers , le mousque-ton haut.

RECONNOITRE un Vais-seau ou une Flotte : c’est Rappro-cher assez d’un Vaisseau pour exa-miner sa grosseur, les forces qu’ilpeut avoir, Óc de quelle Nation ilest. R econnoure une terre , c’esten observer la situation, atìn desçavoir quelle terre c’est.

* RECOUPEMENT. Onnomme ainsi certaines retraites oudiminutions considérables, que l’onménage dans un mur à chaqueassise de pierres, pour lui donnerplus d’empatement.

* RECOUPES, ce font desmorceaux qui tombent des pie eslorsqu’on les taille, ou lorsqu’onles coupe. On ramasse ces frag-mens, & l’on s’en sert à diversesusages, comme pour faire du Mor-tier, pour affermir le fol d’unecave, des allées d’un jardin, &c.

RECOURIR fur une manœu-vre: c’est la suivre dans Peau avecune Chaloupe la tenant à la main.Faire recourir une manœuvre, c’estpousser une manœuvre jusqu’où elledoit aller. Faire recourir l’écoute,la bouline , le coùet de revers,c’est-à - dire pousser les manœuvreshors du Vaisseau L en avant afin deleur donner du halant. Recourirles coutures d’un Vaisseau, c’est yrepasser légèrement de calfat.

* RECOUVREMENT; LesMenuisiers donnent ce nom au re-bord de certains ouvrages, parexemple, au rebord du couvercled’un Coffre - fort.

RECOUVRER tine manœuvre :c’est la tirer dans le Vàiffeau.Ainsi on commande : Recouvre le

gré-