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Tome II.
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II doit écouter les avis des uns& des autres, faus paraître incli-ner ni pour ni contre, avoir égardaux bonnes raisons qu’on peut allé-guer pour soutenir la défense, ré-futer les mauvaises avec douceur,tâchant de ranger ceux qui lesavancent du côté des autres , &faire ligner à chacun son avis, a linque si le Prince n’approuvoit pointla résolution, personne ne pût niersa signature. Cela fait, il ferasigner un Mémoire de l’état desvivres, des munitions, des fortifi-cations & de la garnison, dont ilgardera un double dans la poche,& enverra l’autre en Cour, deman-dant la permission :ì l’Ennemi , sil’on ne peut faire palier le Courierautrement.

Tout ceci doit être fait en tems& lieu de peur d’être obligé de serendre avant d’avoir reçu la ré-ponse. Lorsque l’ordre sera venu,le Gouverneur assemblera le Con-seil , à qui il en fera la lecture, &quand on verra que la défense ne peutaller plus loin, on fera une grandesortie le jour d’auparavant, pourfaire voir à l’Ennemi qu’on est enmeilleur état qu’il ne pense , &le lendemain on fera battre lachamade.

Pendant ce tems - là on réglé dansle Conseil les Articles de la Capitula-tion. Si on attend du secours, ilfaut demander un tems limité, aubout duquel on promet de se ren-dre, expliquant clairement nette-ment ses propositions, de peur d’enêtre la dupe, s’il se trouvoit quel-que ambiguïté.

II faut renfermer dans ces Arti-cles les Ecclésiastiques, la Noblesse, laBourgeoisie, & faire venir les Ma-gistrats, à qui on demandera ce•qu’ils veulent faire mettre, les ex-hortant de ne point changer dis-section, en changeant de Maître,& leur promettant qu'ils retourne-ront bientôt fous leur premierGouvernement.

On doit coucher les Articles parécrit, avec une grande marge oùle Général Ennemi marquera cequ’il accorde. Les Officiers qui lesporteront doivent sinement faireentendre dans leurs discours, qu’onn’étoit point du tout pressé de serendre, & qu’on n’en parle si - tôtque pour obtenir des conditionsplus honorables.

Cependant on fait toujours mon-ter la garde régulièrement, nesouffrant point que les Soldatsennemis viennent visiter la brèche,ni que personne ne sorte de la Placé,de peur qu’on n’avercisse i’Ernemidu mauvais état où font les assures.

Lorsque tout est signé de partétd’autre, on livre la Ville à PAsié-geant de la maniéré que je l’ai ditplus haut. Mais si l’Assiégeaní nevouloit accorder de Capitulationque fous des conditions honteuses,le Gouverneur ne doit point l’ac-cepter ; après avoir repris ses ota-ges & renvoyé ceux qu’il avoit, il doittout hazarder, & faire une grandesortie générale, s’ouvrant un passageau travers de l’Ennemi, qui ordi-nairement ne s’y attend pas. VoytzCAPITULATION.

REDOUTE, est un petit Fortde figure quarrée, qui n’a que lasimple défense de front destinée àservir de corps de garde, à assurerla circonvallation, la contrevalla-tion, & les lignes d’approche. Onen fait quelquefois à chaque retourde la tranchée, pour couvrir lesTravailleurs contre les sorties del’Ennemi.

La largeur de chacune de leursfaces, peut aller depuis z. toisesjusqu’à ao. Leur parapet, qui estsoutenu de deux ou trois banquet-tes, & qui n'est pas fait pour rési-ster au canon, ne doit avoir que fi.à 9. pieds d’épaisseur, leur fossé àpeu près autant de largeur & deprofondeur.

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