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Tome II.
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Volume le rang & la liste de tousles Régimens d’Infanterie, de Ca-valierie Françoise & Etrangère, &celle des Re'gimens de Dragons &d’Hu (farts.

RE'GLE : c’est un instrumentmince & étroit dont on se sert pourtracer des lignes droites. La réglédes Charpentiers est divisée en sixpieds de long, ils ont une grande& une petite régie. Régie , Régletplat : c’est une régie de Menuisier.Régies du Quartier : c’est une ma-niéré de naviguer par le Quartierde réduction.

Dans l’Artillerie la régie est divi-sée, & porte les différens diamètres& calibres des pièces & boulets.

* REGRATTER, c’est entermes d’Architecture ôter avec laRipe ou avec le ciseau la superficied'une vieille muraille, d’une an-cienne voûte de pierre, pour lablanchir : On a régratté la Ca-thédrale.

Rcvratter, en termes de Gravu-re, c’est retoucher avec le burin :cette planche a été régratté.

* REIN, se dit des cotés d’unevoûte où la courbure commence.

Rein d'arche, c’est la maçonneriequi remplit l’extrados ou la douelleextérieure d’une voûte, jusqu’à soncouronnement. On dit qu’une Ar-che a les Reins vuides lorsque lesReins ne sont pas remplis de maçon-nerie pour soulager la voûte. Laplûpart des voûtes Gothiques ontles Rems vuides.

Quand on se propose de bâtir desmaisons fur un pont, projet toû-jours dangereux , on laisse ordi-nairement les Reins des Arches vui-des , afin de ménager des caves danscet éspace.

* REJOINTOIER ; termede Maçonnerie, qui lignifie rem-plir & ragréer avec du Mortier dechaux & de ciment les joints despierres d’un vieux bâtiment.

REJOUISSANCES publi-ques : j’ai trouvé un morceau cu-rieux dans les notes de M. le Che-valier Folard fur son Polybe, ausujet des réjouissances & Prières pu-bliques des Anciens, le voici. LesAnciens, dit-il, avoient leur TeDeum, comme les Modernes, pourremercier les Dieux de leurs victoi-res. Ils faisoient plus, car ils or-donnoient des Fêtes & des Proces-sions où ils portoient toutes les Sta-tues de leurs Dieux avec beaucoupde dévotion & même de dépense.

Les marques de leur reconnois-sance étoient plus ou moins gran-des & moins pompeuses, selon lagrandeur & l’importance des victoi-res de leurs Généraux, à ces fêtesne finisl'oient pas en un jour, ellesduroient quelquefois des semainesentieres. César par ses victoiresdans les Gaules faillit à ruiner lesRomains en fêtes, & en remerci-mens à leurs Dieux ; desorte quede son teins le Sénat n’eut guéresd’autre occupation que celle d’or-donner des jeux & des fêtes à Rome& dans tout PEmpire.

Ce grand Capitaine en gagna tantque quinze jours d’actions de grâ-ces purent à peine suffire, c’est cequ’il nous apprend dans ses Commen-taires. II n’cn fut pas ainsi dans laseconde guerre punique. Les Ro-mains n’ordonnerent des jours devœux & de prières que pour détour-ner la colère des Dieux qui pendoitfur leur tête, & fe les rendre favo-rables dans les grandes crises desaffaires ; & pendant qu’on s’en

plaignoit à Rome, on les remer-cioit & l’on s’en réjouisl'oit à Car-thage.

Les Dieux, dit il, ne perdoientjamais rien de leurs revenus dansles bons événemens, comme dansles plus sinistres : les vaincus aug-mentoient le nombre des victimes,ác choisifioient les plus grasses pourles appaiser <Jc les tourner de leurB b 5 côté.