Band 
Tome II.
Seite
857-858
JPEG-Download
 

RUS

858

«57 RUM RUS

pratique dans le fond de cale, pourranger la Carguaifon. De la vientle verbe arrimer, & arrcuner : ondit auflì arrimer & arrimage.

RUMB DK VENT, en ter-me de Marine est une ligne, quirepre'fente fur le Globe terrestre,fur la Boussole, & fur les cartesmarines, un des trente-deux vents,qui fervent à la conduite d’un Vais-seau. Ainsi le rumb, que fuit leVaisseau, est conçu connue la route,son cours, son sillage, son eau oufa trace navale.

Mais quoique dans une significa-tion générale, on donne le nom derumb à chaque trait ou pointe decompas, on ne laisse pas de lesdistinguer en rumbs entiers , en de-mi-rumbs , & en quarts de rumbs.Même que’.ques Pilotes, pour plusd’exactitude, ont une subdivisionde demi-quarts de rumbs.

La division la plus généralementreçue, est celle qui établit huitrumbs entiers, huit demi-rumb s, &seize quarts de rumbs, ce qui ac-complit le nombre de trente-deuxvents ; de forte que l’Korizon estdivisé en trente-deux parties, oupointes de compas, dont il y en atoujours quelqu’une qui conduit leVaisseau, quand il fait route, & quele calme cesse.

La distance comprise entre chaquerumb entier, est de quarante cinqdegrés: celle du rumb entier, audemi-nmb, qui lui est le plus pro-che , est de vingt-deux degrés, tren-te minutes : & celle du rumb entier

au plus proche quart de rumb, estd ouze dégrés, quinze minutes. Deforte qu’il y a toujours onze dé-grés , quinze minutes, entre chacundes 32 . rumbs. Voyez VENT.

RUSE: Thucydide a dit quela plus belle de toutes les louangesqu’on puisse donner à un Générald’Arméc, est celle qui s’acquiertpar la ruse & le stratagème. Toutle monde fçait la mauvaise méthode

des Lacédémoniens, qui pour dres-ser leur jeunesse à tromper & à ru-ser à la guerre, lui apprenois fartde la filouterie. L’histoirc est rem-plie d’un assez bon nombre d’exem-ples de Généraux, qui ont aban-donné leur Camp par une retraitesimulée : mais celles qui nous por-tent à tout abandonner, vivres, ten-tes, équipages, & tout l’attiraild’une Armée fans rien emporter,paroît surprenante.

On radotoit quelquefois dans cesteins antiques, il est certain qu’onradote moins dans celui-ci, dit leChevalier Eolard : car on trouvepeu de faits semblables dans nosHistoriens. II faut croire son en-nemi bien dépourvu de raison &desens commun , que dis-je, bien stu-pide & bien brute pour croire qu’ils’égorgera de butin, de vin & deviande comme une bête, & qu’ils’endormira ensuite fans faire niguet, ni garde, comme s’il n’avoitplus rien à faire que cela, ni rien àcraindre. Pour cette occasion l’onemployé le stratagème dont je par-le, & l’on trouve que l’on ne s’estpoint trompé.

J’avouë que les Soldats feroientcapables d’une telle conduite, maisces Soldats ont des Généraux & desOflìciers à leur tête. Doit-on êtremoins fur ses gardes lorsque l’Enne-mi s’en est allé fans rendre aucuncombat, que lorfqu’il est en notreprésence. Ce qu’il y a de bienétrange, c’est que Cirus entr’autrestendit un piège tout semblable àl’Armée de Tomiris, qui lui réussitparfaitement.

De tous les stratagèmes, ceux quitrompent les plus fins, comme lesplus sots, qui n’étoient pas rares d utems des Anciens, mais qui le fontparmi les Modernes, font les faussesretraites. Il faut plus d art qu’oíine pense pour les mettre en «uvre.II y a une infinité de mesures &de précautions à prendre, & celles

du