S A B SAC
SAC
gól
lot est aussi le ncm d’un outil debois, dont les Cordiers se servent,pour faire les cables.
SABRE, grosse L pesante épéePie les Cavaliers & les Dragonsportent au côté. Celui des Grena-diers dans l’Infanterie est un peurecourbé, mais moins pesant, &n’est pas fi long que celui desHussarts.
SAC d’une Ville, c’est lorf-qu’elle est prise d’assaut, & que lagarnison est passée au fil de l’épéc.
* SAC- A - POUDRE : LesArtificiers appellent ainsi la cbajj'edes Pots-'i-feu pour les réjouissances,qui se fait ordinairement de quatreonces d’aigremore, fur une Livrede Relien.
* SACS - A-POUDRE : Cefont des sacs remplis de poudre quel’on jette avec la main comme lesGrenades ; il y c» a auíli de plusgros qui s’cxécutent avec le Mor-tier. La construction des uns &des autres se trouve expliquée dansle Bombardier François.
Ceux que l’on jette avec, la mainse sont d’une grosse toile Bien sè-che ; On cn proportionne la lon-gueur & la grosseur de façon qu’onpuisse les jetter aisément ; on lescoud seulement par les côtés ; lefond se ferme en le liant avec uneficelle : on retourne le Sac après,pour que le bout ficelé soit en de-dans : On y fait entrer un rouleaude la grosseur du Sac, pour le ren-dre bien rond, & on frappe quel-ques coups fur ce Rouleau peur enapplanir le fond, après quoi on ymet un peu de poudre que l’onpresse avec le Rouleau fans la frap-per : On continue à mettre de lapoudre à cinq ou six réprifes, & onla presse toujours de la même ma-niéré avec le rouleau, jufqu’à ceque le Sac soit n peu près plein &qu’il contienne quatre ou cinq li-vres de poudre, observant qu’ilreste assez de vuide pour récévoir
862,
une Fusée que l’on introduit de-dans par le gros bout, & que l’onattache bien au bord du Sac avec dela ficelle. On goudronne le Sacentièrement, sur-tout à l’endroit dela Fusée, crainte d’accident.
Ces Sacs se jettent à la main auffifacilement que les Grenades : ilsmettent le feu par tout, & rien in-timide plus les Trouppes qui doi-vent monter à l’assaut d’un Ouvra-ge que d’en voir la brèche bien dé-fendue. On en employa plus dequatre mille à la défense de Douay,en 1710 ; ils donnerent beaucoupd’inquiétude à l’ennemi.
Au Siège de Berg-op-Zom en 174Ç.les assiégés, en élìàïunt de détruireune des Batteries pour battre enbrèche, que l’on établissoit, jette-ront des Sacs remplis de poudre, dela grandeur ordinaire des Sacs-à-terre, dans les ouvrages attenantla Batterie ; Les Grenadiers de laTranchée, les prenant pour desSacs-;i-terre renversés, les ramassè-rent pour les remettre en leur pla-ce, & le feu y ayant pris par acci-dent, il y eút beaucoup de tuésdt de blessés.
Les Sacs-à-poudre plus considéra-bles que ceux que l’on fait pourjetter à la main, s’exécutent avecle Mortier, comme les Bombes, oubien on les pousse fur les brèchesou fur le passage du fossé, en lesfaisant glisser dans des coulisses debois. Ces Sacs fe font de dix pou-ces de diamètre fur 22. à 23. poucesde hauteur : On les emplit depoudre de la même maniéré queceux qu’on jette avec la main, maison met de plus dans le, fond uneBombe de six pouces pour leur ser-vir de culot, a fin d’empêcher quela fusée du Sac ne tombe en bas, cequi pourroit l’étousscr. Cette fu-sée doit ctre pareille à celles qu’onemployé pour les Bombes de douzepouces. On trempe le Sac dans dugaudron fondu, puis on le met
dans