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siéra pour les Sapeurs 144. livres,qui distribuées à 2,4. hommes, ^ont6. livres pour chacun ; ce qui estlin gain raisonnable, ils 11e gagne-ront guercs davantage dans le cou-rant du Siëge, quoique le prix dela sape augmente à mesure qu’ilsapprochent de la Place, parce quele péril augmente aullì : car il estlur que plus ils en approchent, &moins ils font d’ouvrage.
O11 a accoutumé de payer quel-que chose de plus que le prix de latoise courante, pour chaque cou-pure qu’ils font dans la tranchée,par la raison qu’il y a plus d’ouvra-ge qu’ailleurs. Cela se peut rédui-re à doubler le prix de la prémieretoise, & rien plus.
SAPEUR, avec les Sapeurs, ondétache moitié d’Apprentifs ; & sui-vant le nombre d’nommes qu’il estnécessaire pour ce travail, outre leshommes de Royal Artillerie on enprend dans les Bataillons de P Ar-mée. On ne détache de Sapeursseulement que le nombre nécessairepour être a la tête des Brigades &conduire l’ouvrage. Ils ont fouseux les Apprentifs & après eux lesSoldats détachés de P Année, celaest conforme à POrdonnance du 5.Février 1720.
Quoiqu’il y ait des Officiers pourexécuter les sapes, le Commandantdoit s’y porter d’abord lui-même.On doit avoir grande attention quele Sapeur se couvre d’un manteletou d’un gabion farci, qu’il pose lesgabions & les dresse adroitementavec la fourche, & le croche desape, qu’il continue » genou unboyau de deux pieds de profondeur,qu’il ait un pic boyau & une pelleà long manche pour remplir le ga-bion : qu’il laisse un grand pied derelais entre les excavations & lesgabions, afin qu’ils ne culbutent pasdans la tranchée, ce qui arrive as-sez souvent, L eiffin que les Ser-vans après lui élargissent & perfe-
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éliminent. J’ai parle à Particlepré-cédent de la construélion des doublessapes, des traverses tournantes, dessapes profondes fans gabions & sansblindages.
Les Sapeurs, Canoniers, Bom-bardiers , Mineurs, & Ouvriers nemontent point la gqrde dans les Pla-ces, à moins qu’ií ne fût nécessairepour le service de la Place, auquelcas il doivent exécuter les ordresdes Gouverneurs ou Commandansdes Places où ils se trouvent.
SAPINETTES: ce font depetits coquillages qui s'engendrentfous un Vaisseau qui a été longtemsà la mer.
S A QJJ E R : c’est un mot Nor-mand pour dire ferler, serrer, oumettre la voile en dedans.
S A QJJ E R : c’ est aussi un ter-me du commun des Matelots, quiveut dire pousser de Pavant ou decôté.
* SARRASIN : c’est le nomd’une espèce de blé, dont on fait,dans divers Pais, du pain qui estnoir. Le Sarrasin fe sème en AvrilíX se moissonne au mois de Juillet.
SARRAZINE, voyez HERSE.
* SAROT: c’est une espèce desurtout de treillis croisé, dont onhabille les charretiers & les mule-tiers des Vivres. 11 s sont ordinai-rement uniformes dans les Armées& bordés d’un galon coloré de lai-ne ; quelquefois on leur fournitdes bonnets de même étoffé, & bor-dés de la même façon.
S A R T : ce sont des herbes quicroissent au fond de la mer & qu’el-le en arrache en de certains tems,elle les rejette à la côte, dc ces her-bes servent à fumer les vignes & leschamps. On les nomme Goefmonfur les côtes de Bretagne, Varechfur les côtes de Normandie, & Sartfur les côtes diì pays d’Aunix, deXaintonge dc de Poitou.