Band 
Tome II.
Seite
899-900
JPEG-Download
 

S A U

SÏ9 9 A O

vent changea & paíìa d'un rumbà l’autre.

SAUTER à sabordage, voyezABORDAGE.

SAUTERELLE: c’est un in-strument fait ordinairement de bois,dc presque semblable au bu veau, carelle est toute droite , & comme unee'querre pliante, qui s’ouvrc, &qui se ferme, comme un compas,pour former, & pour tracer des an-gles, & aulli pour prendre des me-sures fur le trait, & fur fourrage.Les deux branches de la! Sauterelledoivent être d’unc égaie largeurpar-tout, ce qui n’est pas au bu-veau. C’est proprement une fau liee'querre, qui est appelle'e Sauterellepar les Menuisiers.

SAUVAGE : c’est quand ons’employé à recouvrer & sauver lesMarchandises perdues par un nau-frage, ou jettées à la mer, à causedu gros tems, qui a obligé d’alle-ger le Vaisseau, le tiers en appar-tient à ceux, qui les sauvent. Lesfrais du lauvement est le payement,qu’on donne à ceux, qui suiventquelque chose, ou la part qu’ilsontà ce qu’ils sauvent. Et ceux quisauvent, ou qui pêchent les Mar-chandises perdues en mer, Rappel-lent Sauveurs.

SAUVE- GARDE est une pro-tection que le Prince, ou le Géné-ral dePArmée, accorde à quelquesTerres ennemies qu’il veut garan-tir des insultes & des logemens deses Trouppes.

On dit : Accorder des Sauve-Gardes, envoyer une Garde en Sau-ve-Garde, révoquer des Sauve-Gar-des. Les Sauve- Gardes appartien-nent au Général, s’il est intéressé,& il peut étendre tant qu’il veut lesSauve-Gardes vivantes.

Quand les François eurent em-brassé^ le Christianisme, s’ils étoienten guerre les uns contre les autres,& qii’un des deux Partis voulût fai-re quelque proposition de paix,

5>oo

ceux qu’on députoit pour cette fon-ction prenoient à leur main une ba-guette bénite pour cet usage, quileur fervoit de passeport ; avec ce-la ils entroient dans le Pays enne-mi, & passoient jusqu’au lieu oùe'toit le Prince, sans qu'il leur fûtfait aucune insulte. Nos Histoires11e font point mention, ni de lacouleur, ni de la figure, ni des or-nemens de cette baguette, ni de lamaniéré dont on labénissoit. Maisde tout tems chaque Nation a euquelque symbole de cette nature,soit pour demander la paix , soitpour déclarer la guerre , & pourservir de Sauve-Garde à ceux quiétoient Porteurs de semblables or-dres de la part de leurs Princes, oude leur République.

La protection que les Générauxd’Armée accordent aux personnes,pour empêcher que leurs terres &leurs maisons ne soient pillées, estdésignée par un Carabin ou un Gar-de particulier qui va dans lésai»lieux, & il s’appelle Sauve- Garde.II a un ordre écrit contenant Fin-tention du Général. On se doitconformer à cet ordre, sous les pei-nes infligées.

Ceux qui font envoyés en Sauve-Gardes ont cinq livres par jour, ou-tre leur subsistence, fans qu’ils puissent exiger un plus haut payement,fous peine de concussion, & de pu-nition exemplaire. Ces Sauves-Gar-des font obligés de partir de ceslieux lorsque les Armées s’en fontéloignées de six heures de chemin,& vont rejoindre leurs Corps, fansattendre pour cela l’ordre de quique ce soit. Si on les trouve auf-dits lieux vingt-quatre heures âpresle départ de l’Armée, on les punitde mort fur le champ, fans aucuneforme de Procès.

SAUVE-GARDE, ouTiRK-VIEI T. L E, terme de Marine, estune corde qui sert pour marcher ensûreté fur le mât de beaupré, Ioni-que