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d’Infanterie, & de Cavallerìe. Maisst les Romains exerçoient ainsi leursSoldats, les Grecs connue plus habi-les furent plus loin.
Outre ces Académies, ils avoientdes Ecoles & des Professeurs Mili-taires qu’on appelloit TaElìgués, quienseignoient toutes les grandes par-ties de la guerre, qui regardent unGénéral d’armée. Une infinitéd’Auteurs anciens, comme Plutar-que, Xenophon nous apprennentcela. Ces espèces de Collèges Mili-taires étoient connus des Persesavant les Grecs, & ces ProfesseursTactiques étoient des gens d’une ex-périence & d’une application ex-traordinaire dans la Science desarmes.
Faut-il après cela s’étonner si cestems reculés nous fournissent deshommes si extraordinaires. LesOuvrages de ces anciens ProfesseursTaEliques ne font pas parvenus jus-ques à nous. Ceux qui ont été faitsdepuis , ne valent rien, & nosgrands Capitaines modernes, quiont été les plus dignes de notre ad-miration, s’ils ont eux-mêmes dé-couvert des principes certains, &des mouvemens généraux, font mortsfans nous rien laisser par écrit.
Henri IV. qui a été le plus grandhomme d’Infanterie, qui ait parudepuis les anciens, & tout ceux quiPont suivi, si j’en excepte Monte-cuculi, & le Marquis de Feuquie-re, 11e nous ont rien laissé par écrit.Ainsi il est étonnant que n’ayantpas chez nous d’Ecoles Militairespour le Soldat, comme pour 1 Of-ficier, nous ayons quelque avanta-ge fur les Puissances voisines. Quene feroit-ce point, si à la bravou-re, qui est naturelle à la Nation,les Officiers & les Soldats avoienten teins de paix des facilités pours’instruire. Je frais que les pre-miers ont recours dans leurs loisirsà des Maîtres de Mathématiques(car voilà les seuls Professeurs 7 a-
fliquet que nous ayons) mais cesMaîtres, que je suppose tous bons,suffisent ils ? Les leçons qu’un jeu-ne Officier prend dans son particu-lier fur la Tactique, 011 les Forti-fications, n’en donnent qu’uneidée.II faudroit comme chez les Grecs,& chez Us Romains, que toute no-tre milice Françoise fût exercéedans un Champ de Mars, & quedans les Villes de guerre il y eûtdes Ecoles militaires, qui n'auroientpoint d’autres Professeurs que devieux Officiers, qui joindroient lapratique à la théorie.
M. le Chevalier de Lussan a de-puis plusieurs années établi à Parisune Ecole Militaire dans le goût desanciens, il est capable d’instruire &de former la jeunesse destinée auparti des Armes. Mais quoique au-torisé de la Cour, il faudroit qu'ilfût secondé pour que son Académiefleurît, & devînt célébré. Ce quine seroit pas difficile ; car son zé-lé répond parfaitement à toutes lesconnoissances qu’il a du militaire.
SCIER, en terme de Marine,est ramer à rebours, pour fe reti-rer en reculant, & revenir fur sonsillage, fans montrer le flanc ou laloupe. Ce qui fe pratique fur touses Bâtimens à rames, pour éviterle revirement, & présenter toûjoursla proue.
SCIER sur fer, est ramer à re-bours, lorsqu’une Galère ou Ca-bote est chargée d’un vent traver-fier, dans une rade où elle estal’ancre. Ce mouvement des ramessoutient le Bâtiment fur son fer ouson risson contre les vagues qui vien-nent de la mer, en danger de lajetter contre la Côte.
* S CIO G R A P HIE : coupeperspective d’un ouvrage d’Archi-tecture, ensorte qu’on voit toutesles parties intérieures, comme leschambres, les cheminées, les esca-liers & d’autres parties que la faça-de