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Tome II.
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1015-1016
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toi.

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l’on visitera soigneusement toutesles barques.

* S T R E L E T Z, au plurielStreìtzy , mot Russe, qui vient deStri ai , flèche ou trait. C’ètoit lenom d’une milice Ruslìenne , d’an-cienne institution, & entretenue cnteins de paix comme en tems deguerre. Elle scrvoit à pied, & sesarmes primitives etoient, commel’indique leur nom, des arcs & desflèches. On leur domina ensuite,par préférence , des fusils & desMousquets ; le reste des ArméesMoscovites, que l’on ne ramassentque dans les cas urgens, conservoitles flèches & les lances, dont cha-cun s’annoit à fa fantaisie.

Ces Streìtzy etoient, dans lestems reculés, la feule trouppe ré-glée de Russie. Ils étoient au nom-bre de vingt à vingt-quatre millehommes, avoient toutes sortes deprivilèges, & un fauxbourg de laVille de Moscou leur étoit assignépour démeure, qui porte encore lenom de Strelezka'ia Slaboda. Ils rés-sembloient assez, quant à leur li-cence , aux Milices prétoriennes deRome, sous les premiers Empereurs,& aux Janissaires de Constantinople.Ils té mutinoient souvent commeeux, & se mëloient du Gouverne-ment. Leur dernière révolte eni6yB- lorsque le Czar Pierre I. setrouvoit hors du pays, leur fut fu-neste, & causa leur ruine totale.Le Czar, à son rétour, en exstirpajusqu’au nom, & mit ses trouppesfur le pied des autres Nations deEurope.

La pave ordinaire d’un Streletzétoit de sept Roubles & douze muidsd’avoíne, par an.

L’avoine est encore de nos joursune denrée nécessaire au soldatmoscovite ; il la grille, <5t en faitune farine, appellée Toloqueno dontil porte toujours une bonne provi-sion fur foi, jointe à une petiteturque de vinaigre. E 11 détrem-

pant cette farine dans de Peau, mê-lée avec un peu de vinaigre, c’estune souppe ou plutôt une bouillietoute faite ; En lui donnant la con-sistance d’une pâte, c’est son painifc fa viande ; Quand avec cela ilpeut avoir des Cbety , qui est unesouppe aux choux ou herbes ha-chées, fi chere est parfaite : UneTcbarotcheka ou petit verre debrandevin y met le taux & le com-ble. C’est une grande ressourcedans les marches de longue haleine,par des déserts & des pays incultes,mais les subsistances de cette natu-re , qui font vivoter chétiveinent,ne sont pas propres à nourir l’ar-déur militaire & l’ésprit des com-bats , quand on en auroit d’ailleursdes doses suffisantes.

S T R IB O R D, ternie de Mari-ne, tribord, dextribord , extribordou tienbord, c’est le côté de la maindroite du Vaisseau, au respect d’unhomme, qui étant à la poupe, faitface vers la proue. Ces mots ontété corrompus du mot d’extribord,& le plus en usage est celui de Jìri-lord. Le côté de main gauche s’ap-pelle bas-bord. Strilord est emplo-yé comme un terme de Comman-dement. Voyez B A S B O R D.

* STRUCTURE : Ce motsignifie la maniéré dont un édificeest bâti. Une Maison de belleJìruEìure.

* STUC ; On appelle ainsiune espèce de mortier blanc & fin,composé de chaux, & de poudre demarbre blanc, qui se manie pouren faire toutes sortes d’ouvrages,& qui étant sec prend un poli qui ap-proche de la plus belle pierre.

* S T U C A T E U R S ; Cesont les Ouvriers qui travaillenten Stuc.

SU AGE : ce mot signifie lecoût des graissés & des suifs, donton est obligé de tems en tems d’en-duirc un Vaisseau, pour faire qu’ilcoule plus doucement sor les eaux.

* SUA-