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en forme dc serpent sur une douille.On s’en sert pour tirer le fourragedes pièces, quand on veut faire sor-tir la charge, & pour en faire sor-tir atisli toutes les ordures qui pour-roient y être entrées.
Le tireboure est tortille' & à lebout pointu. O11 lui en fait mêmequelquefois deux. II fe monte furune haiftpe, ou long morceau debois. Un plus petit tireboure sert àdécharger les fusils, carabines,mousquetons & pistolets.
TIREFOND est un instru-ment avec lequel on plante ou onattache le pétard.
TIRER des armes à feu, com-me fusils, mousquets,mousquetons,carabines, pistolets, &c. c’est lâ-cher le bassinet, quand on y a misl’amorce & qu’elles font chargées.
TIRER le canon, c’est porterun boute-feu à une traînée de pou-dre , qui est à un demi-pied ou en-viron plus haut que la lumièredu canon.
Quand les pièces d’unc batteriefont en état de tirer , on doit avoirsix Soldats commandés pour le servi-ce de chaque piéce, mais six Soldatsexercés à cette manoeuvre. Ceuxqui vont chercher la poudre dansleur lanterne, doivent prendre gar-de d’en répandre le long du chemin,à cause des accidens qui pourroienten arriver. Pour les éviter , onpeut se servir des barils ;i bourse,qui contiennent ;o. livres de pou-dre, de laquelle on sc sert pourcharger les pièces avec plus desûreté.
Lorsque les pièces sont un peuéchauffées , on observe qu’ellessoient toujours chargées également,en 11’y mettant seulement de poudre,que la moitié de la pesanteur duboulet, & on ne l’augmente paspendant qu’ellcs font échauffées.
Tous les Soldats sc partagent, lesuns pour écouvillonner & chargerles pièces, les autres pour apporter
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la poudre, les boulets & le fourra-ge ; & il y en a un qui a le pouce
fur la lumière, pendant que deuxautres refoulent.
II y a un Canonier à chaque pié-ce , qui amorce la piéce & un autrequi a un boute-feu à la main, & leporte à un demi-pied plus haut dela lumière, où il a fait une traînéepour y mettre le feu, lorsque FOl-ficier le lui commande.
Auparavant que de tirer, on ré-garde si les pièces battent Pendraitque l'on a ordonné. II y a toujoursun Soldat à chaque côté de la piéce,avec un levier pour l’arrêter à fourecul, asin quêtant hors de fouembrasure, on la puisse chargeravec moins de danger & plus de fa-cilité, après quoi 011 la laisse re-tourner par la pente aisée qu’elledoit avoir fur fa plate-forme.
On fait observer de faire mettrele feu à celle qui est le plus au-des-sous du vent, asin que le feu de lapiéce quj est au-dessus ne le portepas à celle qui est au-dessous d’elle,ce qui est arrivé très-souvent, parl'imprudence des Canoniers, lorf-qu’on n’a pas i’ceil fur eux : celapeut causer beaucoup de désordre ;car il arrive que la piéce voisinen’étant pas encore dans son embra-sure, ni même encore tout à faitchargée, la piéce qui est au - dessusy ayant porté le feu, elle emporteles bras des Canoniers, ouvre labatterie & peut tuer du monde dela tranchée qui est devant elle.
Pour éviter ces dangers, le Com-mandant de la batterie ordonne auxOfficiers qu’il a avec lui d’étre ex-acts à veiller fur le service qui s’yfait, & même il sc fait apporter dePeau dans quelques barils, pour ra-fraîchir les pièces.
Pour tirer à boulets rouges, lesOfficiers font peu charger les pièces,à cause qu’elles s’cchauffent beau-coup, par la grande chaleur du bou-let, & que l’on tire seulement pour
qu’il