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telle nature, qu’elle pourrit ies ha-bits de ceux fur qui elle tombe. Dela corruption qu’elle cause, il seforme plusieurs insectes très-incom-modes.
* TRAVAILLER: on ditque du bois- travaille, qu’uu murtravaille. Le bois travaille lorsqu’ilse tourmente, lorsque les panneaux«'ouvrent, se cambrent, & que leslanguettes sortent de leur rainures,& les tenons de leurs mortaises, cequi arrive lorsqu’on Pa emploie tropvert. Un bâtiment travaille, lors-que les murs quittent leur à plomb,que les planchers s’assaillent, queles voûtes s’e'cartent : ce qui arri-ve lorsqu’il est mal construit, ou malfonde', ou trop vieux.
TRAVAILLEURS, sont desPionniers, & le plus souvent desSoldats commandés pour remuerles terres, ou pour quelque autretravail.
TRAVAILLEURS à la tran-chée. Par les Travailleurs à la tran-chée, on entend un Détachementd’un nombre de Soldais par Batail-lon pour faire les tranchées. LesSoldats qui vont à ce Détachementn’ont d’autres armes que la pelle &la pioche, & les Officiers n’y por-tent que leurs épées.
Ce Détachement s’assemble ìi unrendez-vous particulier, qui lui estdonné, & est relevé à la pointe dujour, & à feutrée de la nuit cha-que Soldat y va avec une fascine &des piquets, à lorsqu’on est arrivéau terrein où on doit travailler, lesIngénieurs marquent à i’Officier l’en-droit où il doit faire travailler lesSoldats qu’il commande.
Chaque Travailleur couche fa fa-scine devant lui & l’aíïïìre avec despiquets, après quoi il fait un trouderrière lui jettant la terre devant.Le devoir d’un Officier qui com-mande aux Travailleurs est de lesfaire diligentes le plus qu’il peut,de les visiter éc de se promener tou-
jours dè la tête à la queue du tra-vail , & si les Ennemis font des sor-ties , de prendre garde que les Tra-vailleurs ne fuient pas trop loin &ne se dissipent, & de les rallier furle terrein dès qué la sortie est re-poussée.
Comme ce commandement estfort pénible & fort dangereux, sanspourtant passer pour une garded’honneur, mais pour une garde defatigue, il y a un tour particulierpour les Officiers qui doivent y al-ler , si bien que lorsqu’on fait unautre siège on ne commence pas parla tête à commander les Officiers,mais on reprend le tour, & on faitmarcher celui qui fuit P Officier,qui a marché le dernier au siègeprécédent.
TRAVAIL L FURS fur lesports de mer : on en tient un rol-le dont l’appel se fait au commen-cement & à la fin de chaque jour.
* TRAVAISON, Saillie, quiest au haut des murs d’un édifice,fur laquelle pose la charpente de lacouverture, & qui se nomme aullìentablement & Trabeatioìi.
TRAVAUX Militaires sont leremuement des terres, le transport& P arrangement des gabions, dessacs à terre, des briques, des fasci-nes, &de tout ce que l’on fait pourse loger & se couvrir.
Les trauvaux Militaires anciense'toient admirables. J’ai dit au motsoldat, ce dont étoient capa-bles les Soldats Romains ; maisoutre ce que j’en ai dit, on peutencore réfléchir fur ce qui s’est pas-sé dans les sièges les plus mémora-bles que nous offre l’Histoire an-cienne, tels que ceux de Syracuse,ou se trouva Arehimede, de Lily-béc, soutenu par les Carthaginois,de Nnmance, qui dura quatorzeans, de Jérusalem pris par Titus,& d’Amida cn Perse, défendu parles Romain*.
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