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Tome II.
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1125-1126
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du Major ou de l’Aide-Major duRégiment.

TROMPETTE parlante :c’cst une trompette qui a sept ou huitpieds de longueur, & quelquefoisuinze, elle est toute droite faitee fer blanc & a un fort long pa-villon , son bocal est assez largepour y pouvoir introduire les deuxlevres. En parlant dedans on faitaller la voix fort distinctement juf-qu’à mille pas. Cette Trompetteest commode à la mer, on en attri-bue l’invention au Chevalier Mor-ían Anglois.

* TROMP ILEON, en termed’architecture, est le diminutif deTrompe. Le nom vient dé la res-semblance que ces fortes de®voûtesont avec la partie large d’uneTrompe. On peint les Tritonsavec une forte de Trompe ou deconque marine.

* T R O N1 E'R E ; On donnece nom , en termes d’Artillerie,aux couvertures qui fe font dans lesbatteries, & les attaques d’une Pla-ce, pour tirer le canon.

* T R O P H E'E , mot formé duverbe grec, qui signifie mettre enfuite. Aussi fe dit-il d’un monu-ment élevé pour quelque victoire.C’ttoit anciennement la dépouillede l’Ennemi vainçu, qu’on attachoita quelque arbre après en avoir cou-pe les branches.

T R O P I Q_U E : quoique cemot appartienne à la Géographie :on dira en passant que le Tropiqueest un petit cercle de la sphère, dé-crit par le cours du soleil dans letems des solstices environ le 21.Juin, & le 22.. Décembre; de fortequ’il y a deux tropiques, qui ren-ferment la Zone Torride, à fçavoirle tropique du cancer, qui est à 23.degrés 30. minutes de l’équateur,vers la bande du Nord, & tropiquedu capricorne, qui est à pareilledistance de la Ligne, vers la bandedu Sud.

J121S

Quand le Roi fait équiper quel-que Escadre de Vaisseaux pour pas-ser le tropique, il ordonne au Mu-nitionnaire de faire provisions devins de Canaric , d’eau de vie, &de lard, paree que ces fortes de pro-visions fe conservent fous le tropi-que. Mais le vin de France y dé-choir de force, & le bœuf & la mo-rue s’y corrompent facilement.On bâtife fous le tropique. VoyezB A T E M E.

TROSSE ou Raccage, termede marine. Voyez R a C C A G E.

TROU du Mineur : ancienne-ment on mettoit au pied du mur oùl’on vouloir faire brèche de grosmadriers fous lesquels le Mineur femettoit à couvert, pou» faireson trou.

Quaud le fossé étoit sec, aprèsavoir démonté le canon du flancpar les batteries de la contrescarpe,on faisoit la descente du fossé, &sans attendre que le passage fût fini,on envoyoit attacher au pied du re-vêtement cinq ou six gros madriers,couverts de fer blanc, ou de peauxde boeufs fraîchement tués, & misen talus, afin que les feux quel’Assiégé jettoit d’en haut , n’yeussent point de prise & glissassentpar-dessus.

Ouïes armoit au bout d’une poin-te de fer que l’on plantoit en terrepour les mieux arrrêter, & l’on yfaisoit un épaulctnent contre le flancopposé avec les débris que le canonavoit faits en tirant aux défenses.

Mais quand le fossé étoit pleind’eau, il falloit nécessairement, ouavoir achevé entièrement le passagequi fe faisoit alors par un pont defascines, de terre & de gabions,furlesquels 011 mettoit une galerie decharpente couverte à coté, & parle haut à l’épreuve du mousquet, cequi étoit infiniment long, ou en-voyer le Mineur fecrettement, &pendant la nuit dans un bateau ou4 la nage, tenant en main une cor-N n L de