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VIS VIT 1X58
Capitaines s’y rendent lorsqu’il fautmarcher, se mettent; à la tête deleurs Compagnies & les conduisentfur le champ de Bataille.
On commande tous les jours unSergent pour rester dans le Quar-tier, qui a foin de le visiter à lefaire balayer. 11 doit tenir Tceil àce qu’il ne s’y fasse aucun désordre.Si on demande quelque Détache-ment pendant le jour, il sait com-mander, & va avertir le Major ouPAide-Major du Régiment. II y ades Régimens où on commande unLieutenant, pour visiter toutes leschambres, &. avoir Bail que leQyartier soit propre. 11 a aussi lesoin d aller visiter les malades quifont à l’Hôpital.
VISITE de PHôpital. Oncommande dans les Places, des Of-ficiers pour aller visiter l’Hôpital.Ceux-ci doivent voir exactement lamaniéré dont on tient les Soldats,tant pour la propreté, que pour lesremèdes , ou pour la nourriture;goûter le bouillon & le pain qu’onleur donne, voir leur portion depain & de viande, s’informer d’enxdu traitement qu’on leur fait, &.ren-dre compte de tout au Gouverneurde la Place.
L’Officier par Régiment, com-mandé pour l’Hôpital va visiter lesSoldats de son Régiment, & rendcompte au Commandant du nom-bre qu’il y en a & de l’état où ilssont. Un Capitaine, qui veut avoirsoin de fa Trouppe ne fe contentepas de cette visite générale, il y valui-même de tems en teins, les Offi-ciers de fa Compagnie, & les Ser-gens y vont autlì. II y a bien depetits soulagemens, qui peuventsauver la vie à un Soldat malade, &que les propres Officiers peuventseuls lui donner. Sur-tout il lesfaut faire sortir de l’Hôpital le plu-tôt qu’on peut. Très-souvent ilsretombent malades, tSc meurentpour avoir respiré trop long-tetus
ut! mauvais air. Le mosos qu’il enpuisse arriver de mal, c’est qu’ilss’y rendent paresseux.
VISITEURS des Vaisseaux:ce sont des Officiers établis par lesOrdonnances de Marine, dont lesfonctions sont d’obscrver les mar-chandises des passages & leur nom-bre, Parrivée & le départ des Bâti-mens, dont ils sont obligés d’avoirun Registre paraphé du Juge. S’ilfe trouve dans les Vaisseaux ces Mar-chandises de contre-bande, ils doi-vent les réclamer, & en empêcherla sortie fans congé enrégistré.I.’Ordonnance les appelle auffî Huis-siers visiteurs.
VITESSE: La vitesse est bon-ne pour le secret : parce qu’ellene laisse pas le tems de divulguerles choses.
On court a Pimproviste fur l’En-netni qui n’est pas fur ses gardes;on le surprend, on lui fait sentir lafoudre avant qu’il ait vu Péclair.
L’interposition de la mer, d’tmfleuve, d’une montagne, d’un pas.sage difficile, en un mot Péloigne-ment sert h cela : toutes ces cho-ses rendent l’attaqué négligent, furla fausse confiance qu’il n’a rien àcraindre.
II faut hisser derricre, en un lieusûr, tout ce qui peut apporter duretardement , comme les bagages,la grosse Artillerie, quelquefois mê-me PInfanterie, ou bien on la metfur des charrettes, fur des chevaux,ou en croupe de la Cavallerie.
On marche en diligence la nuit,par des chemins secrets & peu battus.
La vitesse fut la vertu particuliè-re d’Alexandre & de César, & dan*la vérité elle produit des effets merveilleux. L’Ennemi ne se croit ensûreté nulle part, & l’on saisit lemoment favorable de chaque con-joncture.
Si le retardement enleve l’occa-sion, Óc que trop de diligence assoi.blisse ; c’est à un Général à peserûo > le