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Tome II.
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1171-1172
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se voit aujourd’ hui à la tête d’unRégiment de sa nation en Pologne.L’on assure qu’il se dit descendu desanciens Princes Tartares, commecelui de ijgi- dont Heidenjlcm faitmention. II reste indécis si Vlanest un nom de famille ou de digni-té, ou peut-être celui d’une miliceturbulente comme les vieux Strelezde Russe, ou les Janissaires de Con-stantinople. Ce qui peut faire ba-lancer fur cet article, est un passagede O'ugosl'us dans son Histoire citéeLiv. XíIÍ. pag. 403. où il dit entermes précis, qu’en 1467. un Am-bassadeur tartare étoit arrivé à Pe-trlkoiv , pour notifier au Roi Ca/t-rnir , qu’après la mort d’Ecziger, sonfils Ncrduwlad étoit monte fur letrône de Tartarie du consentementunanime de tous les Princes &Vlans.

Laissons aux Savans de professionle loin de fixer l’étimologie du mot,pour ne parler que de leur institu-tion modettie, qu’il faut fixer àTannée 1717.

II est décidé que les Vlans fontune milice, & non pas une nation;leur origine a cela de commun aveccelui des Cosaques. Auguste II. endonnant, Tannée 1717. une nouvel-le forme aux établissemens militai-res de la République, lui fit agréerla création de deux Régimens d’V-lans , Tun de 650. têtes, qui fubsi-stoit déjà, & qui fut déclaré Régi-ment ou Polk du Roi, & l’autre de430. qui fut celui du Grand-Gé-néral.

Auguste III. à son avenement autrône prit ces deux Régimens à fasolde , & a depuis augmenté ceCorps de plusieurs autres Polks.Ils font montés fur des chevaux tar-tares & Polonois, ôc font un ser-vice pareil à celui des Hussards,qu’ils surpassent en bonté soit parTaruiure, soit parla vitesse de leurschevaux, qui quoique de même tail-le à peu près, leurs font supérieurs

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en légèreté & beaucoup plus durs àla fatigue. Les Vlans ont rendusde bons services en Bohême dans lecours de la dernière Guerre.

Leurs Armes sont une lance decinq à six pieds, au bout de laquel-le est une banderole de taffetas quisert à effraies, par le sisiement qu’ilfait en voltigeant, le cheval de ce-lui que P Vlan attaque. Sa lanceest suspendue du côté droit à uneespèce de bandoùillére qu’il a au-tour du Corps , ou à une petitecourroie où il passe le bras droit,la douille de la lance passée dans sonfoc, qui tient à Tétrier. II la meten arrêt, en Tappuiant fur la poin-te du pied, & porte le coup avec lepied même si adroitement qu’il man-que rarement son adversaire.

Leur habillement est composéd’u-ne veste courte, d’une culotte à laturque, qui déscend jusqu’ à la che-ville du pied, & monte au-dessusde la hanche, fur laquelle il porteune ceinture en echarpe. L’habil-lement de dessus est une espèce deíìmarre turque à petits paremens,qui lui tombe au gras de la jambe,le bonnet à la Polonoife. Les cou-leurs de leur habillement & des ban-deroles de leurs lances varient, pourdistinguer les dissérens Polhs, ou Ré-gimens. L’Vian a pour armes, ou-tre fa lance, un sabre & un couplede pistolets, qu’il porte ordinaire-ment à la ceinture.

Comme tous les Vlans se censentGentilshommes, ils ont chacun leurValet, quelquefois deux, qu’ilsnomment Pocztomy ou Pachoìeks,& qui ont foin de leurs chevaux &de leur équipage. Ces Valets for-ment un corps de combattans à part,& du second ordre, ils font armésd’une Carabine, arme dont les maî-tres dédaignent de fe servir, &s’ha-billent comme ils peuvent.

La façon de fe battre des Vlansest par petits pelotons, telle que cel-le des Hussards, qu’ils désolent. Ils

forment