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La couleur dont elles étoienfc danschaque Corps l'ervoít d’uniformeparticulier, & par les croix qui fenicttoient dessus on connoissoit laNation. L’usage des Casaques a étéaboli sous le régne de Henri II. oupeu de tems après, & à fa place onchoisit pour servir d'uniforme auxTrouppes, r Echarpe, qui avoit étéd’usage dès le teins de Saint Louis,où elle se mettoit alors sous la Cot-te d’armes.
II y avoit deux Echarpes, l’unepour la livrée de la Nation, & l’au-tre pour Puniforme des Trouppes.On se les mettoit en bandoulièrel’une à droite, & l’autre à gauche,& elles se venoient croiser sur l’eíto-inac, & derriere le dos. Celle deces Echarpes qui nc íervoit 'qu’àPuniforme étoit de la couleur qu’ilplaisoit au Commandant actuel d’u-ne Trotippe de lui donner. Ainlìchaque Trouppe d’une Armée avoitson Echarpo d’unis orme d’une cou-leur particulière a elle, & qui pou-vois fe changer à chaque mutationde Commandant, au-lieu que l’au-tre Echarpe, qui étoit pour la li-vrée de la Nation, étoit de la mê-me couleur dans toutes les Troup-pes de cette même Armée, & nc sechangeoit point.
Les gens de guerre conservèrentl’Echarpe d’ordonnance, jusqu’à ceque l'uniformité des habits fut éta-blie, & même après. CardiaqueCommandant voulant communiquerfa livrée à lès Soldats, indépendam-ment de la couleur dont étoientleurs habits, conserva l’Echarpe,demaniéré que cela introduisit undouble uniforme dans chaque Corps,l'un que l’Auteur du Traité desMarques Nationales appelle héré-ditaire, ou de Trouppe, qui coníi-stoit dans la couleur de l’habit, quine changeoit pas, quoique Je Corpschangeât de Commandant, ék l’autrequ’il appelle un/forme accidente!,parce que chaque Commandant d’unCorps nc manquant pas d’iníroduire
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fa livrée, pour en faire partie dePuniforme du Corps dont il prenoitle Commandement, fe servoit pourcela de l’Echarpe qu’il donnoit de facouleur, en faisant quitter celle deson prédécesseur ; ce qui fit durercette Echarpe plus longtems qu’ellen’auroit fait fans cela.
L’Echarpe d’umforme particulièrede Trouppes a duré jusqu’à la ba-taille de Steinkerque, après laquel-le il n’a plus été question d’Echar-pe pour le Militaire. Après qu’el-le fut passée , ce fut dans les Ai-guillettes, ou Nœuds d’épaules, quechaque Commandant eut occasionde continuer de donner fa livrée àses Soldats.
Malgré tout ce que je viens de di-re pour prouver l’antiquité & les dif-férentes sortes d’uniformes dans le»Trouppes, il faut cependant con-venir que Puniforme complet n’acommencé que fous Louis XIII. unpeu avant le siège de la Rochelle.
II est étonnant qu'tíne chose quiest si nécessaire, ait été si longtemsà être mise en usage, vu les incon-veniens où on fe pouvoit trouveralors, malgré les autres marques dereconnoissancc dont on étoit pour-vu , qui pouvoient n’être pas assezvisibles.
A la Bataille de Ravie les Troup-pes des Ennemis, qui pour éviterle feu de notre Artillerie, fe mirenten Bataille avant le jour, furentobligés de mettre des chemises blan-ches par dessus leurs habits, pourpouvoir fe reconnoître en défilantpendant la nuit.
II est vrai que Parmure de fer al’ulage d’Infanterie, comme de PiCavallerie, ne permettoit guéres leport des habits uniformes. Le poten tête & le corcelet a été l’c'quipa-ge du Fantassin jusqu'en 1614. &même jusqu’en 1012.
Dans un Mémoire de PHôtel deVille de Paris, contenant les prépa-ratifs qui fe firent en cette anneepour l’cntrée du Roi, il est dit
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