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V O G V O I 1184
de paye à chaque Soldat, & le pain,qui devoit être fourni par un Entre-preneur, moyennant 24. denierspar ration.
La police pour la leve'e de ce Ré-giment, ainsi que pour d’autresqui se levoient de scinblabe maniè-re, étoit qu’anslì-tôt qu’un Régi-ment étoit levé, on renvoyois lo-ger dans un Fauxbourg jufqu’à cequ’il fut prêt à partir, & pour lafacilité de trouver des hommes, onobligeoit chaque Corps de Métierde donner la liste des Artisans horsde chez les Maîtres, & on les alloitenlever dans les lieux où ils se re-tiroient. On obligeoit même lesNobles & les Bourgeois d’accuferlenombre de leurs Domestiques, ôcon enrôloit ceux qu’on jugeoit êtresuperflus.
C’est fous Louis XIV. que les pré-miers uniformes des Officiers & detoutes les Trouppes du Roi ontcommencé à être portés régulière-ment. Auparavant les Officiersn’en avoient pas comme:> présent,<& les Soldats, Cavaliers & Dra-gons , portoient des habits de diff é-rentes couleurs.
Les Officiers par une Ordonnan-ce de 1717. font obligés de portertoujours ì’habit un/Jorme pendantle tems qu’ils font au Corps, soiten garnison dans les Places, ou enmarche, comme le plus décent &le plus convenable pour les faireconnoître & respecter des Soldats.
UNIFORME des Charretiersdes Vivres. Comme les Charretiers& Muletiers des Vivres doiventavoir l’uniforme, les Mtinkionnai-rcs se pourvoient pour l’entrée dela Campagne d’un nombre suffisantde sirots & de bonnets de treillisblanc croisé bordés d’un galon delaine bleue, garnis de boutons decuivre, dont deux pardevant, &trois à chaque manche : le bonnetà la Dragonne ayant un W fur lesreplis de devant, & une houpe à lapointe. Le double W, & la houpede laine blanche.
VOGUE : c’est le mouvementou cours d’une Galère ou de quel-que autre Vaisseau qu’entraînela force des rames.
* VOGUER : C’est aller furPeau à voiles ou à rames.
* VOGUE-AVANT; C’estle nom qu’on donne au Rameur quitient la queue de la Rame & qui luidonne le branle.
V OIA G E fur mer : les vola-ges de long cours, font ceux qu’onfait fur mer dans des Navires, quidoivent être long-tems à revenir,comme les voiages que l’on fait auxIndes & PAmérique. Quelques-uns veulent que les voiages soientau moins de mille lieues ; pourleur donner le nom de voiages delong cours.
VOIE D’EAU en terme demarine, est une fente qui se faitdans le bordage d’un Navire, <& paroù les vagues trouvent un passagepour y entrer.
VOILE, est un assemblage depièces de toiles, <& quelquefois depièces d’étofFes qu’on attache auxvergues & aux étais pour prendrele vent, qui doit pouffer le Vaisseau.
Chaque voile emprunte son nomdu mât où elle est appareillée : ainsil’on dit, voile du grand mât, du hu-nier, de l’artimon, du perroquet,ôc ainsi du reste. Voyez MAST.
VOILE, se prend souvent pourle Vaisseau même.
VOILE quarrée, 011 à traitquarré, c’cst-à-dire, qui est coupéeà quatre cotés, comme sont pres-que toutes celles de POcean.
VOILE latine, voile à tierspoint, ou à oreille de Lievre, c’cst-à-dire de ligure triangulaire, connuecelles d’artimon & des étais, L com-me sont presque toutes les voiles, dela Méditerranée, & particulière-ment celles des Vaisseaux de bas-bord, qui vont à voiles & a rames.
VOILE de vingt cueillies, M*jez CUEILLIES.
Jet de voiles, est
{'appareil com-plet