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gendre', (uns doux médecins du roi, et <|tii firent si bien, endestituant les professeurs de mérite, en détournant parfois lesfonds de leur spécialité, comme on dit de nos jours, que l’au-torité supérieure fut obligée de couper court à l’aluis, et ([lie laplace d’administrateur du Jardin du Roi cessa d’être le supplé-ment de celle de premier médecin.
François Du Fa y, militaire distingué, naturaliste courageux,entreprit de relever l’établissement, et d’ellacer jusqu’auxtraces des désordres de l’administration antérieure. Du Fayvoyagea en Angleterre, en Hollande; il établit des correspon-dances ; il enrichit le cabinet du Roi d’objets rares; il lui donnasa propre collection de pierres précieuses ; enfin, sentant samort approcher, il rédigea un testament magnifique, et lit auMuséum un legs immense. Du Fay écrivit au ministre deLouis XV , et demanda pour successeur, Ruffon.
Ruffon, c’est pour la masse du publie l’histoire naturelleen personne. M. de Voltaire ne trouvait pourtant pas l’histoirede la nature que Ruffon publia, si naturelle. 'Maison peut sourireà ce jeu de mots et ne pas s’arrêter à l’indignation de d’Alcm-bert, qui s’écriait, à propos du célèbre naturaliste : « Me mepartez jamais de ce comte de Tullières, qui, au lieu de nommersimplement le cheval, dit : La plus noble conquête que l’homme aitjamais faite est celle de ce fier et fouqueux animal, etc. » Ru lion nepeut être atteint par la mauvaise volonté prosaïque de ces deuxadversaires; et quant à ceux qui ne lui auraient pas encorepardonné d’avoir toujours écrit l’épée au côté, en manchetteset en jabot, nous tâcherons de les apaiser en leur rappelantl’horreur que le grand écrivain professait, dans le domaine dola science, pour l’ordre rigoureux, pour les nomenclatures etles méthodes, en général.
L’ère de Ruffon représente celle de l’agrandissemenl et de lagloire du Jardin du Roi. Le parfait administrateur 1 roux a le