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Tournefort, l’un îles hommes les plus éclairés de son siècle,créa la botanique, ou à peu près. Jusqu’à lui, il y avait eu unempirisme, mais pas de science; des laits, mais pas de mé-thode; des mots innombrables, mais pas de nomenclature. AvecTournefort, le chaos se débrouilla. La lumière fut.
Tournelbrt enseigna, écrivit, voyagea au profit de la science.
Il publia un ouvrage intitulé Instituliones rei herùariœ, où étaitexposée sa méthode, et comprenant la description de dix millecent quarante-six espèces, rapportées à six cent quatre-vingt-dix-huit genres. En 1700, il partit pour le Levant, accompagnédu peintre Aubriet, attaché au Jardin du Roi, et qui devaitdessiner les espèces nouvelles. 11 parcourut la Grèce , les bordsde la mer Noire et les iles de l’Archipel . 11 revint en \ 702 avecson butin, et enrichit rétablissement d’un grand nombre deplantes inconnues jusqu’alors.
Lorsque la science perdit Tournelbrt, Lagon, qui ne s’esti-mait pas encore quitte envers le Jardin, nomma à sa placeSébastien Vaillant , dont l’herbier forma la base du grand herbierdu Muséum.
Antoine et bernard de Jussieu ouvrent et ferment la secondeépoque florissante du Jardin du Loi. bernard de Jussieu occupaitl’humble place de sous-démonstrateur, dans laquelle il demeuraobstinément ^ ' s de quarante années, méditant sur les
caractères les plus solides, les plus simples, les plus constants,qui pourraient servir de base à une méthode naturelle. Déci-dément, le Muséum est la terre classique des phénomènes : trou-vez-nous donc ailleurs un homme qui consente à méditerpendant quarante ans, et cela sous le vent même de la faveur:Louis XV aimait beaucoup bernard. — L’est bernard de Jussieu., Angleterre ce cèdre du Liban si fameux et souslequel nous irons nous asseoir.
Maintenant nous tombons de C.hirac en (’.bicoisneau, son
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