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[Première partie.]
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VII
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cabinet composa do doux petites salles pour les curiosités natu-relles;— une troisième pièce renfermait les squelettes, que l’onne montrait pas alors au public;—bientôt, et par les soins delUiffon, les collections occupèrent deux grandes salles des galeriesactuelles. Le jardin n’avait que quelques arpents: les lorrainsvagues disparurent on peu de temps, les allées s’allongèrent, lesplantations surgirent. — Rull'on attacha Daubonlon à rétablis-sement, rappela Homard de Jussieu, brutalement destitue parLliirac, et eon\ia le public à un spectacle magnilique et toutnouveau.

Toutes les chaires lurent occupées par des hommes du pre-mier mérité. Antoine-Laurent de Jussieu découvrait, popula-risait la véritable 1 ’ des familles naturelles; Rouelle

exposait le système de Fourcroy, les principes de.Lavoisier , lanouvelle nomenclature ' ' ^ , et enlin ses propres idées

sur les sels, les premières idées justes qui aient été conçuessur cette importante partie de la science. - Rouelle, ce pro-fesseur ardent et si original, qui avait, selon Dumas, fait sespremiers essais chimiques au feu de la forge, chez un maré-chal son voisin. —« Rouelle,» continue le même auteur, « avaitune manière de professer très-particulière : il arrivait à sonamphithéâtre en bel habit, perruque en tète, et chapeau sousle bras. 11 commençait posément; bientôt il s’animait un peu,et jetait son chapeau; puis il s’échaudait davantage, et jetait saperruque, puis son habit, puis sa veste, puis sa cravate... Ah !c’est alors seulement que vous aviez le vrai Rouelle. »

A Winslow, grand anatomiste, succédait Portai. Rullon en-fin couronnait par ses œuvres, par sa réputation européenne,cet imposant ensemble scientifique. Les découvertes, les obser-vations faites dans toutes les parties du monde, aboutissaientau Jardin du Roi : là se formait comme un océan de connais-sances dont les débordements fécondaient ensuite les provinces