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et l'étranger. U’est vers le même temps que le système do Linné ,fondé sur lo nombre, In position ot la proportion des étamines(organes màlos dos plantes), se répandait, niais sans prévaloiron franco, où la méthode naturelle de Jussion remplaça le sys-tème de Tournefort, basée principalement sur les di Héron tesformes de la corolle, ou seconde enveloppe des Heurs.
A cette époque aussi l’établissement du Jardin du Moi dou-blait d’étendue par des échanges de terrain avec les religieuxde l’ablmye de Saint-Victor, ou par l’achat fait à la ville deParis , de chantiers environnants. Un vaste bassin se préparaifnon loin du carré des herbes médicinales; creusé jusqu’auniveau de la Seine , le fond en devait être alimenté par l’inlil-Iration des eaux de cette rivière, et servir aux plantes aquati-ques. Ue Imssin a donné naissance au carré creux d’aujourd’hui;— aux plantes aquatiques, qui ont refusé d’y vivre, ont suc-cédé des plates-hainfes où l’on cultive des plantes d'ornement.
Un même temps, le jardin des semis était crée sur l’empla-cement d’un nouveau terrain, parfaitement abrité au nord parla serre tempérée, au couchant par la colline du 1 ,
au sud par l’allée des marronniers ; — il devenait une école oul’on apprend encore aujourd’hui à semer, à faire lever, où l’onpeut suivre enfin la sérielles procédés d’éducation pour les vé-gétaux de tous les climats, jusqu’au moment de leur transplan-tation.
Desfontaines, Daubenton, Marquer, l’ourcroy, Mrongniart,Antoine Petit, Portai, Yieq-d’Azir, voilà les hommes qui,groupés autour de Million, remplissaient les trois chaires debotanique, de chimie et d’anatomie au Jardin du Moi, lorsquel’illustre intendant mourut, le IG avril 1788.
Pendant les seize dernières aimées de la vie de Million, l’éta-blissement avait coûté des sommes considérables en acquisi-tions, en constructions, lit' temps des réformes approchait,