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[Première partie.]
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XVI
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xvj INTRODUCTION IIISTOR IQIJE.

était à l’épreuve de tout. Il sentit que son maître, le régent,le connaissait, et il voulait s’appuyer auprès de lui de quine le connaissait pas, pour emporter ce qu’il désirait, et cequ’il n’osait espérer de soi-même. J’en parlai deux joursaprès à M. le duc d’Orléans , qui l’accorda après quelque ré-sistance. Oncques depuis n’ai-je ouï parler de Chirac; maisce qu’il lit de pis, c’est qu’il ne mit rien au Jardin dessimples , n’y entretint quoi que ce soit, en tira pour lui laquintessence, le dévasta, et, en mourant, le laissa en friche;en sorte qu’il fallut le refaire el le rétablir comme en en-tier. »

Mais nous en étions restés au consulat et aux réclamations desprofesseurs. — Le pouvoir, qui visait droit à l’empire, allait pas-ser outre, lorsque " _.e de l’intérieur par inté-

rim. (’.haptal plaida la cause de la science auprès du premierconsul, membre de l’Institut, et la gagna. Aujourd’hui, l'admi-nistration du Muséum, pour employer en quelque sorte la cou-leur locale, représente une admirable fourmilière où chaqueindividu travaille au dedans et au dehors, en vue de l’ensemble,et s’en va, courant, butinant, tournant les obstacles, bravantles dangers, et composant à la lin un monument magnifique.Qu’on nous permette d’employer encore une image prise dansles "es du sujet, et nous dirons que l'administration duMuséum forme une famille naturelle, dont toutes les espècessont utiles, et toutes les variétés bienfaisantes.

Tandis que le Muséum, reprenant son essor, un instantcomprimé, croissait en étendue, eu serres, en galeries et enparterres, Fourcroy concevait l’idée, dressait le plan d’unehistoire générale du Muséum : c’était fonder les annales de lascience. Il invita ses collègues à publier, chacun dans sa spé-cialité, les observations qu’il avait faites, les résultats qu’ilavait obtenus. Celte publication parut par cahiers de dix feuilles