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[Première partie.]
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(‘lisse parlé, ni presque rencontré. Ce lut pour me prier de luifaire donner cette direction. Il me dit qu’avec le bien qu’ilavait, et, en effet, il était extrêmement riche, ce n’était paspour augmenter son revenu, mais, au contraire, pour y mettre<1 h sien. Il me peignit si bien l’extrême abandon de l’entretiende-tant de plantes curieuses et rares, et de tant de choses utilesa la médecine, qu’on devait avoir soin d’y démontrer et d’ycomposer, qu’un premier médecin, tout occupé de la cour(l)odart venait d’être nommé premier médecin du jeune roiLouis XV ), ne pourrait maintenir dans la règle, encore moinsles séparer, au point où il était tombé, qu’il me persque l’utilité publique demandait qu’un autre en lut chargé.Il ajouta que, par devoir et par goût, il prendrait tout le soinnécessaire au rétablissement, à l’entretien et au bon ordre d’unlieu qui, tenu comme il le devait être, honorait la capitale,et instruisait médecins, savants et curieux; qu’il serait plusà portée que nul autre d’y faire venir de toutes parts, etélever les plantes les plus intéressantes et les plus rares, parles ordres de M. le duc d’Orléans , tant de choses, enfin, queje lui demandai seulement pourquoi, ayant la confiance deson maître, il ne s’adressait pas directement à lui. Il mesatisfit là-dessus, car il avait beaucoup de langage, d’élo-quence, de ton, d’art et de finesse. C’était le plus savantmédecin de son temps, en théorie et en pratique, et, del’aveu de tous ses confrères, et de ceux de la première répu-tation, leur maître à tous, devant qui ils étaient tous enrespect comme des écoliers, et lui, avec eux, en pleine au-torité comme un autre Lsculape. C’est ce que personne n’i-gnorait; mais ce que je ne sus que depuis, et ce que l’expé-rience m’apprit aussi dans la suite, c’est que l’avarice lerongeait en nageant dans les biens, que l’honneur, la probité,peut-être la religion, lui étaient inconnus, et que son audace

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