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1 «initié qui s'était établie entre un des Lions du Muséum et un jeune Chien. La même■inimité a existé entre un Tigre et un Chien.
Le t ig n h ( F élit Tigrit ), que l’on appelle aussi Tigre royal, pour le distinguer duTigre des fourreurs, qui est le Jaguar d’Amérique, ne vit qu’aux Indes et dans quel-ques grandes iles voisines. Son pelage, rayé transversalement de noir sur un fondlauve, fournit une de nos plus jolies fourrures.
Il diffère du Lion autant par sa physionomie que par ses couleurs. 11 a le front plusbombé; sa démarche est moins noble, et son regard a quelque chose de farouche01 de perlide. Mais on serait dans l’erreur si l’on croyait cette espèce impossible a■apprivoiser ; plusieurs exemples prouvent qu’elle est susceptible d’éducation.
L« fabuleuse inimitié du Lion et du Tigre est devenue proverbiale ; il ne paraissaitl'as vraisemblable que deux animaux également fous, également féroces, pussent vivrebonne intelligence; les faits sont venus démentir toutes ces suppositions. On atcnu dans la même cage des Lions et des Tigres sans qu’il en résultât aucun accident.Ibi a même réussi en Angleterre à les faire produire ensemble. Un Lion, né en"’eiiagerie d’un mâle de Ilarbarie et d’une lionne du Sénégal , fut placé avec une|'l> r ® s se originaire de Calcutta ; à l’âge de deux ans, la tigresse devint pleine et mil bas,e -1 octobre 182-1, à Windsor, deux mâles et une femelle. La mère ayant négligés es petits, ils furent confiés â une chienne de la race des Terriers-, mais ils mon—^"fcnt avant un an. La seconde parluriliou eut lieu â Clapham, le 22 avril 1825;
■nere allaitait ses petits avec beaucoup de soin , mais ils ne vécurent que peu de'■etnps. La troisième portée fut de deux femelles. Enfin, la tigresse a mis bas, en 1833,* males et une femelle qui, en 1857, étaient encore en bonne santé. Ces curieux"■élis ont tous les caractères de leur double origine. Moins rayés que les Tigres, ils le°"t plus que les Lions dans leur premier âge, et ils gardent la livrée particulière âees derniers. On voit encore â Liverpool un individu mâle et une femelle de cette race■"■xte. Quoique adultes, ils n’ont pas reproduit. Le mâle n’a pas de crinière, mais seule-lne "t un peu plus de développement dans les poils qui constituent celle du Lion . Ens °")nie, ces animaux ressemblent plus au Tigre qu’au Lion .
-a reunion d’animaux d’espèces différentes , quoique congénères, est un fait curieuxcn histoire naturelle, cl d’une grande importance scientifique. On se rappelle la défi-"'tion donnée parlluffon ; « Il n’y a d’animaux de même espèce que ceux qui pro-„ ( -, ISCIU Cllse "tble , et dont les produits sont eux-mèmes féconds. « C’est là un faitbii l,<!1 '*’ vra ‘'bans la plupart des cas, mais qui a cependant ses exceptions. liuffon1er 'i" 01110 a l ) l’ l 'il pardes expériences que de l’union du Chien ctdu Loup peuvent résul-dout * féconds. Dès 1773, le célèbre naturaliste français n'avait plus aucun
d’une a CCt < ^’ art b cl ‘b" 15 ' e septième volume de ses Suppléments, il donne l'histoireI., 110 f all| il*° de Chiens mulets qui se propagèrent jusqu’à la quatrième génération.D’uii°i Sl ^* 1 ** ^'°b lc "i | ' des métis féconds dans certaines circonstances favorables dé-uos , tHIIC * e l )l ' nc ‘l , al argument des personnes qui nient la multiplicité spécifique de| nciir MlmaUX tlm " esli, l ,,es dans chaque genre; il est beaucoup plus rationnel d’ad-idusi C f| " C n ° S l,ivcrsos raccs ,,c Chiens, de Moutons, etc., proviennent du mélange deiss eUrS c ' s ' 1 ^ oes sauvages de ces différents genres, «pie de les croire, avec Itulfon,Ul °s «I une seule espèce pour chacun d’eux.