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Ka liste des Métis ou Hybrides, c’est-à-dire des produits de l'accouplement de deuxespèces, que l’on a obtenus au Muséum, mérite d’être rapportée ici:
Métis de Guenon-Grivet cl de Macaque commun ;
— de Bonnet-Chinois et de Macaque commun ;
— de Chacal de l’Inde (Canis aureus, Linné ) , et de Chacal du Sénégal ( Canisanthus , F. Cuvier);
Métis de Zèbre et d’Ane ;
— de Ilison et de Vache ;
Le Mulet obtenu de l’Ane et du Zèbre était une femelle; il naquit lu 13 mars 1808,après un an de gestation, et vécut jusqu’en 1857. On en voit la ligure dans le bel ou-vrage de MM. K. Geoffroy Saint-Hilaire et F. Cuvier. Son pelage était gris varié debandes transversales sur les jambes, au garrot et sur la queue. Il en avait aussi delongitudinales sur le devant du chanfrein. A deux ans, sa taille surpassait déjà celle desa mère. Cet animal ne supportait que ceux qui le soignaient, et son caractère était desplus diflieiles. Il aimait beaucoup à se rouler dans la poussière ou sur la terre humide,comme le font aussi diverses espèces du genre Cheval ; à cet effet il avait adopté unendroit spécial de son parc. Le Mulet de Cheval et de Zèbre n’est pas né viable,la mère étant morte avant qu’il fût à terme. Celle-ci avait été ramenée à bord duGéographe, qui revenait, avec le Naturaliste , de la célèbre expédition de Baudinaux Terres Australes. G Cuvier publia un article à son sujet dans la Ménagerie duMuséum national; et c’est depuis lors qu’on a fait connaître les deux variétés mélivcsdont il vient d’êlre question.
On a aussi obtenu des hybrides d’oiseaux autres que ceux que l’on connaît vulgai-rement. M. E. Geoffroy parle, dans le septième volume des Annales du Muséum, d’unmulet de Canard morillon cl de Sarcelle. Dans le tome douzième du môme re-cueil, F. Cuvier rapporte l’accouplement d’un Cygne chanteur avec une Oie domes-tique, et il décrit leur mulet.
Buffon avait confondu la pa nt h è r e de l’ancien monde ( F élis Pardus) avec lejaguar d’amérique ( Felis onça ), qui en diffère par des taches plus grandeset plus rares, ainsi que par des proportions plus fortes et plus trapues. Beaucoupd’autres espèces, I’o ce l o t , le m argua y, le CH a ti ( Felis milis), le C h a télégant, offrent un système de coloration plus ou moins analogue, et sonttrès—diflieiles à distinguer des espèces qui les avoisinent. Le Jaguar , ou la grandePanthère d’Amérique , est le carnassier le plus redoutable du Nouveau-Monde. Lesautres Felis tachetés qui vivent avec lui, et dont nous venons de nommer lesprincipaux, ne dépassent pas la grosseur du Lynx. Le Jaguar présente plusieursvariétés; quelques naturalistes les regardent même comme des espèces distinctes. Cettequestion n’est pas encore éclaircie.
Les Panthères de l’ancien inonde n’habitent plus actuellement que l’Asie et l’Afrique ;autrefois il y en avait en Europe . On les divise en deux espèces : la Panthère pro-prement dite, et le Uopard ; mais on n’a pas encore pu leur assigner de caractèresdifférentiels bien positifs. Il en est de même pour YOncc de Buffon.