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SECONDE PARTIE.
ne pus user leurs griffes en marchant, lui a été refusée. Ses ongles sont presqueaussi immobiles que ceux des Chiens on des Hyènes. Son naturel est plus doux quecelui de scs congénères, et on peut non-seulement l'apprivoiser, mais remployeraussi à différentes sortes de chasses. Ses proportions sont sveltes, et il court avecrapidité. Les Orientaux le lancent contre les Lièvres et les Gazelles de petite taille.En captivité, les Guépards montrent beaucoup de docilité, et l’un de ceux que l’ona vus au Jardin des Piaules était mis quelquefois dans les pares des Riiminanis ; oupouvait lui accorder la même liberté qu’à ces animaux.
fi. Les hyènes ( lhjena) nous occuperont moins longtemps que les Félis. Onn’en connaît que trois espèces aciucllcmcnt existantes à la surface du globe. L’Eu-rope en a possédé quelques-unes qui sont entièrement détruites. L'Inde, l’Afrique ,depuis la Rarbarie et l'Égypte jusqu'au Sénégal , fournissent I’hyènk rayée, laseule que les anciens aient connue. Plus au sud , l’Afrique nourrit l’ il y è n e brune,que l’on n’a pas encore vue vivante en Europe , cl I’ h y èn e tachetée, dont la Ména-gerie possède actuellement un bel exemplaire. Lnc hyène tachetée, qui s’était échappéede sa cage en arrivant à Lorient , courut quelque temps dans les champs des envi-rons, et fut reprise sans qu’elle eût fait de mal à personne. On a beaucoup ajoutéà la réalité dans ce qu’on a écrit sur la férocité de ces animaux. L’expérience prouvequ’ils sont faciles à apprivoiser, et capables de rendre à leur maître les mêmes ser-vices que le Chien. Les animaux sauvages, sans cesse traqués par l'homme, n’ontpas lardé à reconnaître en lui leur ennemi le plus inexorable, et c’est souvent auxmauvais traitements qu’il leur fait subir qu’on doit attribuer toute leur férocité.L’Hyène ne se nourrit pas de chair palpitante, elle préfère la viande à moitié cor-rompue; elle ne combat que lorsqu’on l’attaque, et quand la fuite lui est impossi-ble. Quelquefois elle entre, pendant la nuit, dans les villes d’Asie et d’Afrique pourdévorer les immondices et les débris d’animaux qu’on jette dans les rues. Il n’est pasrare alors de voir des Chacals , des Hyènes, des Chiens et des Vaulours acharnés sur lamême proie, et parfaitement d’accord jusqu'au moment où la part devient trop petitepour un si grand nombre de commensaux.
Les Hyènes sont, avec les Ours, les animaux qui supportent le mieux notre climat etqui paraissent le moinssouffrirde leur captivité. La plus ancienne de celles (pic possèdela Ménagerie , est une Hyène tachetée, originaire du Cap. Elle y est depuis 1827. Lesautres, qui sont de l’espèce rayée, viennent de l’Inde, du Sénégal et de la province deConstantine . La première a été donnée par Dussumier, la seconde par M. Lauren-ein, la troisième par le général Galbois.
7. Le genre des chiens ( Canis , Linn.) n’est pas moins nombreux en cspèccsquecelui des Eelis. Indépendamment du Coup et du Renard, il fournit encore quelquesautres espèces intéressantes. Voici les noms de celles qu’on a pu voir à la Ménagerie :
Le chacal (Canis aurcus), dont nous avons déjà parlé. L’opinion actuelle des na-turalistes est que l’on confond sousce nom plusieurs espèces distinctes:
L’isatis ( Canis lagopus). C’est un de ceux qui ont la pupille ronde commenos Chiens domestiques, cl non verticale comme le Renard et plusieurs espèces deChats .