Band 
[Première partie.]
Seite
146
JPEG-Download
 

I ili S K COM» K I’AHTIE.

île ces deux ordres que l'on peut obtenir vivantes. Mais lions ne finirions pas si lionsveillions rapporter tout ce ipie ces Oiseaux, dont la taille est pins on moins faillie, ontde curieux dans leurs instincts, et de joli dans leurs formes on leurs couleurs. C’estaux diverses familles <pii les constituent que les marchands d’Oiseanx tontes

ces élégantes espèces qn’on se procure cite/, eux, et dont le goût est aujourd'hui fortrépandu. Nous ne saurions mieux faire que de renvoyer le lecteur aux nombreux traitésdont ils ont clé l'objet. On a aussi publié à leur égard des ouvrages de luxe aussi re-marquables par la beauté des ligures que par l'exactitude des descriptions.

\n ur en fs kt casoars.

Ces animaux forment un des ordres les plus singuliers de la classe des Oiseaux ; et,bien qu’ils lui appartiennent incontestablement, ils n’en ont pas le principal Irait carac-téristique : aucun d’eux ne vole, cl même leurs ailes sont dans un étal tellement rudi-mentaire,. qu’on pourrait douter qu’ils en soient tous pourvus. Mais s’ils ne volent pas,ils courent avec beaucoup de facilité, et on leur a donné le nom collectif de Coureurs.Ils sont aussi élevés sur jambes que les Echassiers, et ils ont les organes de la locomo-tion encore plus robustes. Il n’y en a pas en Europe. L’Afrique en possède une espèce,\'Autruche-, l'Amérique australe, deux autres, appelées Nandous ou Autruches d'Amé-rique; l’Inde une quatrième, qui est le Casoar à casque ; et la Nouvelle-Hollande unecinquième, assez voisine de la précédente, c’est l’Emeu ou Casoar de la Nouvelle-Hol-lande. Les Autruches et les Casoars ont pu être vus vivants en Europe , mais on n’ycommit encore qu’à l’étal de préparation VAptéryx, Oiseau coureur de la Nouvelle-Zé-lande . Celui-ci est le plus petit des animaux de cet ordre; ses ailes sont plus réduitesencore que celles des Casoars, et son bec est au contraire bien plus allongé, et com-parable, par sa forme, à celui d’un Ibis. Les galeries de Zoologie ont reçu de M. Dur-ville deux exemplaires de celle bizarre espèce.

L’ autruche d'afriquf. vit dans une grandi? partie de ce continent, depuis ledélert au delà de l’Atlas jusqu'au Cap. Scs plumes ont un moelleux et une élégance quiles font rechercher comme ornement, et il s’en fait en barbarie, au Sénégal et au Cap,un commerce considérable. Les ailes et la queue des mâles fournissent des plus belles,et par suite les plus estimées. I,'Autruche d’Afrique n’a que deux doigts à chaque pied.Ses jambes et son cou sont fort longs; mais son corps n’en est pas moins d’une très -forte dimension. Elle est très-vorace, et quoique le grain et l’herbe soient sa nourri-ture essentielle, elle ramasse indifféremment toutes sortes de substances animales ouvégétales. Elle le fait même avec si peu de disccrnemcnl qu’il lui arrive souvent d’avalerdes substances qui lui font mal ; et. on en a vu plus d'une périr de celte manière. On adit à tort qu’elle ne buvait pas. Sa chair est abondante et fort bonne à manger. Elledonne aussi une excellente graisse. II y a des oeufs d’Aulriichc qui pèsent près de troislivres; ils sont très-bons à manger, l'nc même femelle peut en pondre jusqu’à vingt-cinq.