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Les doux A u T il uu il es n am Ê it l q u E dillùi'üiil entre elles par un |»olil nombre decaractères seulement; aussi n’a-l-ou reconnu que dans ces derniers temps qu’elles sontd’espèces différenles. On les distingue de prime almrd de celle d’Afrique à leurs dimen-sions plus peliles d’un tiers, à leur couleur plus grise, et à leurs pieds pourvus chacunde trois doigts, au lieu de deux. Leurs plumes, quoique employées à dillérents usages,eut beaucoup moins de prix.
Le CASOAit a casque approche, par la taille, de l'Autruche africaine, et il eslplus fort que celle d’Amérique . Il doit son nom à la protubérance osseuse, recouverted’une enveloppe cornée, dont son bec esl surmonté. Le haut de son cou est teint duplus beau bleu, et sous sa gorge sont des pendeloques rouge écarlate. Ses ailes sontplus courtes que celles des Autruches, cl chacune présente plusieurs grandes baguettescornées de couleur noire. Le plumage du Casoar est noir, et composé de filaments quil'cssemblenl plutôt à des poils ou à des soies qu’à de véritables plumes. Le premier deces animaux qu’on ait vu en Europe a été apporté par des Hollandais. Il provenait defile de Handa, et avait été donné au capitaine d’un de leurs vaisseaux par le roi deLidaio, dans l’ile de Java. Après qu’on l’eut montré ' ' e temps à Amsterdam
pour de l’argent, on le vendit au comte de Solms , qui le donna par la suite à l'élec-teur de Cologne , et celui-ci à l’empereur Rodolphe H. Depuis lors, on a presque tou-jours eu des Casoars vivants dans quelques-unes des Ménageries ; et comme
on en élève à l’état domestique à Amhoinc, bien qu'ils ne soient pas originaires decelte ile, on s’en procure très-facilement. Ils mangent du pain, des fruits, etc. Dansles basses-cours, les petits poulets et les jeunes canards ne sont pas toujours en sûretéà côté d’eux, et ils les avalent quelquefois; mais c’est moins par férocité que par glou-tonnerie, car il suflil que ces petits animaux se débattent un peu pour que les Casoarsles lâchent. Leurs œufs sont verdâtres ou grisâtres, fort agréablement tachetés de vertd'herbe. Il y en a d’unis et d’autres qui sont rugueux. On les mange comme ceux desAutruches; mais dans nos pays il arrive parfois que ceux que les Casoars pondentsont bardés, c’est-à-dire à coquille si peu résistante, qu’elle se brise au passage.
Les émeus, ou Casoars de la Nouvelle-Hollande , ont aussi les poils décomposés ,mais d’une nature plus souple et tirant sur le gris brun. Les jeunes ont le dos rayé denoir. Les Émeus ont à peu près sept pieds de longueur, depuis les ongles jusqu'au bec,et quatre et demi en bailleur. Leur corps est lourd dans ses proportions, et les plumes«le leur train de derrière, qui sont tombantes, contribuent encore à les rendre plusgros. Ils sont très-nombreux en beaucoup de points de l’Australie , mais il en esl plu-sieurs qu’ils commencent à abandonner, depuis que les Européens s’y sont établis.
Pérou et Lcsucur nous en avaient rapporté l’Émeu, et, depuis peu, on vient d’en rece-voir de nouveau. Deux de ceux du Jardin des Plantes sont nés à Londres , où on n’a paseu de peine à les faire couver. Quoique farouches, ces animaux seraient faciles à adoucir,et comme notre climat leur convient, il serait fort à désirer «pie le gouvernement s oc-cupât de leur multiplication. Peu d’années sufliraienl pour «pie l’on pût vendre sur nosmarchés la chair des Oiseaux comme on y vend celle du Mouton et du Bœuf, et tous lesamis de l’histoire naturelle appellent de leurs vœux une seconde expédition aux 1 erresAustrales, qui nous ferait connaître les mœurs et l’organisation singulière des animaux«le la Nouvelle-Hollande, en même temps qu'elle nous rapporterait en quantité sulli-