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suave qui rappelle la pomme de reinette. Tous ces arbrisseaux, qui ne diffèrent entre«ix que par la consistance et la courbure des aiguillons dont leur tige est armée, par'a forme ovale ou sphérique du calice, par la couleur ou l’odeurdes pétales, sont au-tant d 'espèces appartenant au genre Rosier : leur port élégant., leurs feuilles compo-sées chacune de trois ou cinq folioles, leur calice resserré en godet pour loger lesovaires, toutes ces ressemblances établissent entre les Rosiers une parenté manifeste.
Nous allons voir dans leur voisinage d’autres plantes dont, le port, la tige, les feuilles,oc rappellent pas toujours les Rosiers , niais qui, par la structure de leur fleur, ontavec ces derniers un rapport facile ;ï saisir. Jetez un coup d’oeil sur ce Framboisier,qui est une espèce de Ronce : la tige est aiguillonnée, les feuilles sont, aussi diviséesen trois ou cinq folioles, et munies, à la base de leur pied (qu’on nomme pétiole), dedeux petites feuilles (nommées stipules), beaucoup moins larges et plus caduques quedans les Rosiers , oit elles forment deux ailes au-dessous de la vraie feuille. Comme dansles Rosiers , les feuilles sont éparses sur la tige, et non placées vis-à-vis l’une de l’autre ;commedans les Rosiers, le calice est divisé en cinq petites folioles, seulement ces folioles nese soudent pas inférieurement pour former un godet creux; comme dans les Rosiers ,le calice porte un grand nombre d’étamines : au milieu se trouve le pistil, composéaussi de plusieurs ovaires; mais ces ovaires, au lieu d’ètrc renfermés dans un godetcreux formé par le calice, sont à découvert, et prennent à la maturité une consis-tance succulente. Cette dernière différence sépare le Framboisier des Rosiers, et formele caractère du genre Ronce , dont deux espèces vous sont bien connues : la premièreest la Ronce des buissons, nommée en botanique Ronce -arbrisseau ; la seconde est leframboisier, nommé Ronce <lu mont Ida .
Comparez maintenant avec les plantes que vous vener d’étudier le Fraisier , quiétend à vos pieds ses tiges rampantes : de même que dans les Rosiers et les Ronces,ses feuilles (composées de trois folioles) sont garnies , à la base du pétiole, de deuxstipules bien visibles ; la corolle est de cinq pétales disposés régulièrement ; les étaminessont nombreuses et naissent sur le calice ; le pistil offre seul une différence notable.Observez une fleur jeune, vous voyez un grand nombre de petits ovaires réunis enboule, mais distincts les uns des autres; ils sont secs, au lieu d’être pulpeux commeceux du Framboisier ; mais bientôt le réceptacle qui les supporte se gorge de sucs,grossit, déborde les petits ovaires, et les enchâsse dans sa chair, qui prend peu à peuune couleur pourprée : c’est ce que vous pouvez voir dans la Fraise, quand elle estnuire. Ce que vous mangez dans la Fraise est donc le réceptacle, tandis que, dans laframboise, ce sont les ovaires. Les ovaires de la Fraise sont insipides et craquent sousla dent, et ces petits fils noirâtres qui se déposent au fond du vin ou de l'eau danslaquelle vous avez plongé les Fraises , ces fils sont les styles desséchés, qui se sont dé-tachés de chaque ovaire.
Le genre Fraisier se distingue du genre Ronce par son réceptacle, qui devient pul-peux; il en diffère aussi par le calice, qui, au lieu d’être ;1 cinq découpures, en pré-sente dix, dont cinq plus petites et extérieures. Le genre Potentille, riche en espècesrlégantes, ne s’éloigne du Fraisier que par son réceptacle qui reste toujours sec.
Passons rapidement en revue les plates-bandes voisines de celle que nous venons devisiter. Vous voyez les Cerisiers , les Pruniers, les Abricotiers , les Péclicrs, les Aman-
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