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[Première partie.]
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AMTIIKOI’OI.OGIK.

3.V*

rumine nous le voyons parmi les animaux? ou bien les variétés, souvent très-grandes,<|ue l’on mnar(|iie actuellement entre les différents peuples des régions éloignées, nesont-elles que secondaires ou déterminées par la diversité des climats, des habitudes,de la civilisation, dont rinlluence prolongée pendant des siècles finit par produire desmodifications profondes, par imprimer un caractère indélébile et héréditaire? En d’au-tres termes, la création de l'homme a-t-elle été simple comme nous le raconte la Bible ,et toutes les générations actuelles, quelles que soient leur nuance et la variété de leurconformation extérieure, remontent-elles à une souche commune ? n’a-t-elle qu’un seulancêtre et procède-t-elle du même père ? ou bien la création a-t-elle été multiple et Dieu a-t-il formé plusieurs types de créatures humaines? a-t-il établi plusieurs degrés plusou moins éloignés de son image? a-t-il pétri plusieurs limons et répandu plusieurs sou-ches û la surface de la terre? L’analogie de l’homme avec les animaux irait-elle jusque-là qu’il existerait parmi nous plusieurs genres, plusieurs familles même, comme celaarrive pour les lions et les ours, pour les chameaux et les panthères? L'homme enfin neserait-il vraiment que le premier anneau d’une chaîne qui, commençant à lui et à l’es-pèce la plus parfaite de son genre, descendrait sans interruption, en passant par les Mon-gols et par les nègres, par les orangs-outangs et par les singes, le castor et le chien,jusqu'au dernier degré de la création, aux mollusques et aux insectes? »

M. Serres est d'avis que celte grande question ne peut être résolue que par descollections rassemblées dans les musées, comme on le fait au Jardin des Plantes pourtoutes les espèces animales; il admet volontiers trois types distincts et originaux, leeaucasique, le mongolique et l’éthiopique ; toutes les autres variétés ne semblent êtreque le résultat des croisements de ces trois races primitives, et c’est ainsi qu'à l’aide dela comparaison établie entre les cinquante et un bustes moulés par M. Dumoutier,d’après des individus de la race noire et de la race trouvée à la Nouvelle-Hollande, àl’Ile Bourbon , dans l’île des Navigateurs, à la terre de Diémen, etc., M. Serres assigneune même origneà tous les peuples de l'Océanie.» Nous comprenons, reprend M. Donné,toute l’obscurité, tout le mystère qui enveloppent les premiers ûges du monde ; nousapprécions toutes les difficultés qui résultent des différences caractéristiques qui sépa-rent le nègre du blanc, l'Ethiopien de la race eaucasique, les peuplades sauvages et incivilisables des peuples civilisés et polis ; mais qui peut dire où s’arrêtent les effets de ladégénérescence de l'homme tombé, par une multitude de circonstances plus actives etplus dégradantes les unes (pie les autres, dans l’état d’abrutissement, de maladie et demisère dont il a tant de peine à se relever? Qui peut calculer le nombre de sièclesqu’il faudrait pour ramener l’homme ainsi déchu, altéré dans sa forme morale bienplus encore que dans sa forme physique, à son premier degré de perfection et denoblesse? »

Le témoignage du savant (pie nous venons de citer est d'nn grand poids dans la ques-tion qui nous occupe. M. Donné croit à l'unité d’origine de toutes les races humainesmalgré leurs dissemblances, et il les regarde toutes comme des variétés de la mêmeespèce. En effet, l’homme n’est pas assujetti aux mêmes lois physiques que les animaux,chez lesquels chaque espèce a un type particulier dont elle ne dévie presque jamais : nousvoyons tous les jours les différences les plus tranchées entre les membres de la mêmefamille et entre les enfants du même père. Ces différences ont dû nécessairement être