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[Première partie.]
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cinqliem k i* a ii m:

qui viveul actuellement dans nos mers. En général, c'est à des Xoophylcs, à des Mol-lusques, à des Crustacés, et à quelques genres de Poissons aujourd'hui inconnus, queparait appartenir la première on animale qui aitcouvert le globe.

Y avait-il aussi îles végétaux à la même époque? On ne saurait en douter, quand onconsidère les puissantes couches de combustible se montrant presque en même temps avecla première apparition de la vie animale, ce qui prouve nécessairement la coexistence desvégétaux dont elles proviennent, et par conséquent des quelques continents à la surfacedesquels ces végétaux croissaient. Au reste, vous savez déjà à quoi vous en tenir à cesujet, par l’exposé lucide du beau travail de M. Ad. Hrongniart sur la botanique fossile,qui se trouve page 260 à 265.

Nous traversons plusieurs formations des terrains sans rencontrer dans les fossilesque nous y trouvons un changement notable d'organisation, si ce n’est que les espècesque nous venons de citer et leurs analogues deviennent de plus en plus nombreuses etacquièrent souvent des dimensions prodigieuses. On cite, par exemple, des Ammonitesqui ont jusqu'à huit pieds de diamètre. Quand on pense que ces coquilles spirales et sisingulièrement chambrées appartenaient, selon toutes les apparences, à des espèces deSèches ou de Poulpes qui les portaient dans leur intérieur (comme aujourd'hui leNaulilus spirula), on peut se faire une idée de la grandeur de ces Mollusques de leurvivant.

Remontant au schiste cuivreux ou bitumineux placé sur les couches de houille, nousdécouvrons, parmi d’innombrables Poissons dont il n’existe plus aujourd'hui d'analogues,les premières traces des Reptiles, lesquels prennent tout leur développement en arrivantau calcaire jurassique.

L’ordre des Reptiles qui offre les espèces fossiles les plus singulières est celui desSauriens, dont la plupart étaient gigantesques. Nous n'en citerons que le Méqalosaurusde Stonesfield , près d’Oxford , véritable Lézard monstre, qui surpassait les plus grandsCrocodiles, et approchait même, par sa taille, d’une Haleine : il avait plus de 70 pieds delongueur. Nous n'avons pas besoin d’ajouter que cet animal appartient aux genres perdus.

Deux autres genres de Sauriens également perdus, et remarquables par une structuredes plus étranges, sont les Ichlhyosaurus et les Plésiosaurus, Les premiers réunissaienttout à la fois un museau pointu de Dauphin , des dents de Crocodile, une tête et un ster-num de Lézard, des pattes de Cétacé , mais au nombre de quatre, et des vertèbres dePoisson . Deux yeux d’une grosseur énorme devaient donner à leur tête un aspect toutà fait extraordinaire, et leur faciliter la vision pendant la nuit. Les seconds joignaient àces mêmes pattes de Cétacé une tête de Lézard et un cou semblable au corps d’un Serpent,et d’une longueur si démesurée, qu’on y compte plus de trente vertèbres.

Les Ptérodactyles, ou Lézards volants, moins remarquables que les précédents par leurtaille, le sont autant par leur structure bizarre : une queue très-courte, un cou très-longet un bec d’Oiseatt, distinguaient ces Reptiles étranges, premiers animaux terrestres quivolaient à l’aide d'une aile soutenue principalement par un doigt très-prolongé. QuelquesOiseaux de rivage paraissent en avoir été les contemporains.

En considérant les formes bizarres de ces êtres auxquels il faut ajouter des énormesCrocodiles, des Tortues d’une dimension prodigieuse, des Salamandres, etc., pour eompléter la population de cet âge géologique, ne dirait-on pas, au premier aspect, qu'ils sont