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[Première partie.]
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le produit d'une imaginai ion malade plutôt (| lie des forces ordinaires de la nature y

A eelle population singulière ont. succédé, dans les anciennes mers, les premiers Mam-mifères marins, tels que des Dauphins inconnus, des Ijimanlins, des Morses , etc. Us com-mencent à se trouver dans le calcaire grossier qui repose sur les argiles placées au-dessusde la craie, et paraissent être la première ébauche des classes supérieures qui ont bientôtparu à la surface du globe. En effet, dans les couches de gypse qui succèdent au calcairegrossier dans les environs de Paris , on rencontre cette population si remarquable despremiers Mammifères terrestres , population approchant, pour la plupart, des Tapirs etdes Rhinocéros, et dont on connaît près de quarante espèces entièrement perdues. Cesont ces Pachydermes, que Cuvier a appelés Palwonlhériums , Anoplolhériums, Lo-phiodons, Ânlliracolhériums, etc., et dont la reconstruction seule aurait suffi pour luiassurer un nom immortel dans la science.

Enfin, un étage plus haut, dans les terrains meubles et d’alluvion, ces couches sa-blonneuses et limoneuses les plus rapprochées de la superficie du globe, se trouve la po-pulation composée d'Éléphants ou Mammouths, de Rhinocéros , d’ Hippopotames, deMastodontes, d’innombrables Chevaux, de plusieurs grands Ruminants, de Carnassiersde la taille du Lion, du Tigre, de l'Hyène, de l'Ours , etc.

Ce qu'il y a d’abord à faire observer, à propos de ces débris immenses de la der-nière des catastrophes du globe, c’est qu’ils appartiennent à une époque bien distincte,car aucune de leurs espèces ne se trouve mêlée avec les espèces de la population précé-dente. Ce qui est ensuite à remarquer, c'est que la plupart de ces animaux approchentdéjà notablement des animaux vivants, quoique pas encore tout à fait de leurs espèces.

Un des fossiles les plus remarquables de cette époque est le Mastodonte. Assez rap-proché de l’Éléphant, dont il avait la taille et la forme, il s’en distingue néanmoinsessentiellement par la direction de ses défenses courbées en sens inverse de celles del’Eléphant, et surtout par la forme de ses dents molaires. Le Mastodonte est le plusgrand des animaux fossiles.

L’espcce non moins curieuse est le Cerf à bois gigantesque ; deux superbes têtes decet animal ornent le dessus des portes d’entrée de la galerie, de même qu'une grandequantité d’ossements fossiles des espèces dont nous venons de parler en tapissent les murs.

Nous voici au plus haut de l’échelle géologique sans avoir rencontré l'Homme, nil’espèce qui en approche le plus par sa conformation : le Singe. On a bien des fois an-noncé la découverte d’ossements humains ; mais ces prétendus hommes fossiles se sonttoujours trouves, après mûr examen, avoir été confondus avec les dépouilles de quelquegrand animal. Ou si ces ossements avaient réellement appartenu à l'espèce humaine,ils n’étaient pas fossiles, mais déposés dans la terre depuis le dernier étal de choses.

Que faut-il conclure de cette absence des ossements humains fossiles aux diversesépoques géologiques ? Sans nul doute, que l’espèce humaine n’a été la contemporaineni de toutes ces races perdues, ni de toutes ces catastrophes épouvantables qui les ontdétruites. L’époque actuelle peut donc être appelée l'âge de l'homme, car c’est de cet âgeseulement que date l’espèce humaine.

En voyant celte série de corps organisés que nous venons de dérouler rapidement àvos yeux, ensevelis dans des couches successives de la terre, rien de plus naturel qued’admettre qu'ils s’y trouvent à la suite de grands bouleversements, de terribles révo-