Band 
[Première partie.]
Seite
381
JPEG-Download
 

ZOOLOGIE.

381

colles qui, par la supériorité de leur mode d'organisation et de leurs fa-cultés morales, nous engageront à revenir sur cet important sujet.

Les Singes sont exposés dans les armoires de la quatrième salle du pre-mier étage. Cette riche et intéressante collection, rangée d’après la classi-tication de Cuvier, offre quelques représentants de chacun des genres dugrand ordre des Quadrumanes. Elle commence par le Chimpanzé placédans la première armoire à gauche en entrant, et Unit aux Tarsiers placésdans l’armoire qui fait face à celle-là à droite.

Le genre Gibbon, dont la Ménagerie n’a encore possédé aucun individuvivant, est le premier qui nous arrêtera.

Les Gibbons viennent immédiatement après les Orangs, dont ils se dis-tinguent par une taille moins élevée, par des cuisses garnies de callositésischiatiques, par des membres antérieurs plus longs que ceux de derrière.Au moyen de ces immenses bras, ils peuvent marcher à quatre pattessans cesser d’ètre debout, et, balançant leur corps comme une fronde surces longues béquilles, s’élancer d’un arbre à l’autre avec autant de vélocitéqu’un projectile. On les rencontre surtout dans les lieux les plus sauvagesde l’Asie orientale , où ils vivent en nombreuses sociétés sur les branchesdes grands arbres.

Les c i bd o n s sont, après les Orangs, les Singes qui se rapprochent le plus des Ri-nianes, parleur structure et parleur intelligence. Ce genre est très-riche en espèces;nous ne décrirons (pie quelques-unes des plus intéressantes, et nous commencerons parles GIBBONS AGILES.

Ces animaux méritent bien l'épithète qu'on ajoute à leur nom. La rapidité de leursmouvements est incroyable; ils s’échappent avec la légèreté d'un oiseau ; à peine ont-ils aperçu un danger que déjà ils en sont éloignés. Ils s’élancent comme une flèche ausommet des arbres ; ils se saisissent d’une branche flexible, se balancent deux ou trois•ois avant de prendre l’essor, puis ils sautent plusieurs fois de suite, et sans le moindreeiïort, ù des distances de près de quarante pieds. Rallies raconte (pie lorsqu'ils sont encaptivité, ils meurent de chagrin s'ils voient leur maître accorder une préférencemarquée à quelque autre animal. Ce naturaliste possédait un Gibbon agile qui tombamalade de jalousie, parce qu'on le caressait moins souvent qu’un Lori qui était dans lamême chambre. Ce dernier ayant enlin été transporté ailleurs, le Gibbon reprit son hu-meur joviale et se rétablit.

Les Gibbons agiles vivent par couple ou en famille dans les forêts les plus solitairesde Pile de Sumatra .

Le c; i mm o k de co n o m \ n DEL est u ti animal très rare et dont les mœurs ne sontl'as encore bien connues.