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[Première partie.]
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CINQUIÈME PARTIE.

Sa télé est grande et ronde; le nez est saillant.à son extrémité; les ein<| doigts sontlibres; sa robe est épaisse, laineuse et luisante ; il porte une espèce de perruque dontles poils sont rudes et hérissés. Sa couleur générale est pareille à celle du Gibbon agile ;une longue barbe et de grands favoris encadrent sa face.

Sa hauteur, quand il est debout, est de deux pieds huit pouces.

Le g i n n o N a favoris n i. a N c s est tout habillé de noir. Les poils de la tète sont,hauts et droits, circonstance qui prête au crâne une apparence d'élévation qui trompeau premier coup d'œil. Les joues sont garnies dans toute leur longueur de deux borduresde poils blancs qui ressemblent à ces festons de dentelles «pii ornent les bonnets defemme. L'index et le doigt du milieu sont joints. Quand l'animal est debout, sa tailleest de deux pieds quatre pouces.

Le g i b b o n s i a m a n g a été découvert à Sumatra par M. Duvaucel. Cet habile ob-servateur, qui a payé de sa vie son noble amour pour la science, rapporte que les Sia-mangs sont généralement indolents et stupides ; cependant le sentiment de la maternitéréveille chez les femelles des facultés qui touchent de près à l’intelligence. Quand un deleurs petits est blessé par un autre animal ou par un chasseur, elles s’arrêtent, tombentavec lui en poussant des cris affreux, et se précipitent sur l’ennemi la gueule ouverte etles bras étendus. Il paraît même que cette affection si remarquable se manifeste dans lescirconstances de la vie ordinaire par une foule d’attentions qui semblent la consé-quence d’un instinct raisonné. M. Duvaucel a vu des mères de cette espèce porter leurspetits à la rivière, les débarbouiller malgré leurs plaintes, les essuyer, les sécher, etdonner à leur propreté un temps et des soins que dans bien des cas les enfants del’homme pourraient envier.

Ces animaux vivent par troupes conduites par un chef. Ils sont criards le matin,silencieux pendant la journée. Ils manquent d'assurance quand ils grimpent, et d’a-dresse quand ils sautent. Forcés de fuir, ils ne le font que difficilement. Leur corpss’incline en avant, et leurs deux bras faisant l’office d’échasses, ils avancent par sac-cades et ressemblent, dit M. Geoffroy Saint-llilaire, à un vieillard boiteux à qui la peurferait faire un grand effort.

Le c o l o b e g u É r É z a, découvert par 11 ü ppel dansles montagnes de l’Abyssinie, est undes Singes les plus remarquables par l’élégance de ses formes et la richesse de son pelage. t

La tête, les épaules et les flancs sont entourés d’un cercle de longs poils blancs quipendent comme un camail. Une raie blanche s’étend comme un bandeau sur son fronl ;des favoris blancs garnissent les joues, et sa longue queue est ornée à son extrémité d’unpanache blanc. Le reste du corps est d’un noir foncé et brillant comme le jais.

Suivant Riippel, les Guérézas vivent en petites troupes dans les forêts voisines descourants d’eau. Ils passent la nuit sur les branches des arbres ; ils se nourrissent d’in-sectes, de fruits et de légumes. Leur naturel est doux et inoffensif, et quoique très-vifset très-remuants, ils ne sont pas incapables de domestication.

On ne les rencontre (pie dans les provinces de Godjam Kulla et Damot, surtout danscette dernière, où les indigènes leur font une chasse très-active ; ils regardent comme unemarque de distinction de posséder un bouclier orné de la dépouille d un de ces Singes.

Les Colobes sont encore peu connus ; il n’en existe que quatre exemplaires empaillésdansles Musées d’Europe : un à Londres, un autre à Francfort , et deux ici