Band 
[Première partie.]
Seite
385
JPEG-Download
 

ZOOLOGIE.

38r;

Le Tarsier présente à peu près les mêmes caractères (juc les précédents : la tête estronde, presque spbéroïdale, le museau très-court, les yeux gros et saillants; les caissesde l'oreille sont si profondes qu’elles se touchent à leur bord interne. Les mamelles nesont pas pectorales, mais situées sous l’aisselle.

Il nous reste à parler du dernier groupe des Quadrumanes, celui des Ciieikomys, quine se compose que d’un seul genre.

L'Aye-Âye est un des animaux les plus rares et les plus précieux du Muséum. L’in-dividu que l'on voit ici sous un globe, est le seul connu en Europe. 11 a été pris à Mada-gascar par Sonnerai. Ce savant voyageur rapporte qu’il a eu le mille et la femelle; illes nourrissait de riz cuit qu’ils portaient à leur bouche avec les doigts grêles et allongésde leurs pattes de devant. Ils passaient la plus grande partie de la journée à dormir latête penchée entre les jambes de devant, et il fallait les secouer plusieurs fois pour lestirer de leur assoupissement. La composition de leur système dentaire est des plusremarquables.Les dents, au nombre de dix-huit, sont réparties de la manière suivante :quatre molaires à la mâchoire supérieure, trois à l’inférieure, et deux incisives à chaquemâchoire; M. Geoffroy considère ces dernières comme de véritables canines, qui, à causede l’absence de vraies incisives, se sont rapprochées et dirigées en avant. Toutes cesparticularités ont fait que pendant longtemps on n’a pas su dans quel ordre de Mammi-fères on devait ranger l’Aye-Aye; les uns les mettaient parmi les Rongeurs, les autresl'isolaient complètement; enlin on l’a réuni aux Quadrumanes, dont il termine la longueet intéressante série.

Le Galcopithèquc, ou Chat-Singe, est un animal qui lient autant du Singe que de laChauve-Souris, et qui forme la nuance intermédiaire entre l’ordre des Quadrumanes etla famille des Chéiroptères. Un grand repli de In peau qui s’étend depuis les côtés du coujusqu’à la queue, produit une espèce de parachute qui sert à le soutenir lorsqu’il sauteou qu’il se laisse tomber, cl avec lequel il peut même fendre les airs comme un Oiseau.Mais il n’a recours au vol que dans les cas d’extrême nécessité et lorsqu’il ne lui restepas d’autre ressource pour éviter un danger ou pour changer de lieu. En effet, la mem-brane légumentaire, qui se déploie entre ses pattes, n’est pas une aile véritable; lesdoigts de l’animal n’y sont pas engagés; il ne peut pas la diriger, la fermer ou l’ouvrirde plusieurs manières suivant ses besoins ou scs caprices.

Les Galvopühèqucs ont les mains faites comme le pied, et leurs fosses nasales sontlarges comme celles des Carnassiers. Les femelles mènent leurs petits avec, elles dansles excursions nocturnes. Ils se suspendent au corps de leur mère en I enlaçant avecleurs bras.

ClNQIllÈAIE SAI.I.K. — ZOOPIIYTIiS ET MOI.1.USQUES.

Cette salle renferme la suite de la collection des Zoophytes et le com-mencement de celle des Mollusques. Les armoires sont remplies d’Éponges,de Polypiers, parmi lesquels on remarque des Coraux de plusieurs espèces;d’Oursins, d’Astéries, et enlin de Mollusques avec ou sans coquille, con-servés dans des bocaux d’esprit-de-vin.

«>