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Deuxieme partie.
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TRIlil 1 ) L S I AUCUNS.

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« I

de noir brun sur le manteau, et douces au toucher, tandis que celles desautres Aigles sont ordinairement dures et rudes. Le Blanchard habite lesforêts et donne la chasse aux Oiseaux, ce qui s'accorde parfaitement avecsa taille svelte : il est à nos Aigles ce que le Lévrier est au Dogue; sonvol est flexible, sa queue longue lui sert de gouvernail pour changer rapide-ment de direction, et parer aux revirements des Oiseaux qu’il poursuit. C’estpour les Damiers surtout qu'il est un ennemi redoutable : le Barnier volant àune grande hauteur au-dessus des arbres, le Blanchard en profite pour s’élan-cer de son embuscade et lui couper la retraite vers les bois, où il tend à s’allercacher, et où le vol de l’Aigle serait gêné par les broussailles. Si l’Aigle peutarriver sous lui avant qu’il ait pu s'v jeter, le Barnier est perdu ; son ennemi parea tout, se conforme à ses mouvements rapides et multipliés, se tient sans cesseau-dessous de lui ; et quand le Barnier, par un détour subit, cherche à gagnerles arbres, il trouve toujours l’Aigle sur son passage: enfin, découragé aprèstant d’inutiles efforts, le Barnier tourne vers la plaine; alors son ennemi voledroit sur lui, et le prend en un instant : il le plume toujours avant, de le déchi-rer. On a remarqué que cet Aigle, si cruel pour les Damiers, ne l’est pas du toutpour les petits Oiseaux, qu’il laisse s’approcher jusque sur le bord de son nid.sans leur faire aucun mal : ils y viennent même se mettre en sûreté contre lesattaques des Rapaces d'un ordre inférieur. N'y a-t-il pas là un riche sujet deméditation, et surtout de comparaisons?

Passons au genre des Autours. Ils ont aussi les ailes plus courtes que laquelle;mais leur bec se courbe dès sa base, et ce dernier caractère va se continuer dansles Rapaces qui suivront : leurs ongles sont très-croclms et très-acérés. — LesAutours proprement dits ont les tarses écussonnés et un peu courts. La seuleespèce de nos pays est FActour ordinaire Fnlro ptilunibnrius, de Linné'.Le mâle a seize pouces de longueur, et la femelle environ deux pieds, c’est-à-direun tiers de plus; le plumage est brun en dessus; les sourcils sont de couleurblanchâtre; le dessous est blanc, rayé de brun en travers chez l’animal adulte,et à mouchetures longitudinales dans le jeune âge ; la queue porte cinq bandes plusbrunes. L’Autour est commun en France ; il habite les montagnes basses et boi-sées, et niche sur les arbres les plus élevés. Il est aussi grand, mais moins coura-geux que le Gerfaut; il fond toujours obliquement sur sa proie ; quelquefois il lapoursuit à tire-d’aile, mais en général il la guette, perché sur un arbre, et s’é-lance rapidement sur elle par le saut en même temps que par le vol : il se nour-rit ordinairement de Pigeons, d’Ecureitils, de Levrauts et de Souris. Quoiquetrès-rusé chasseur, il se laisse prendre facilement: l’oiseleur place entrequatrefilets de neuf à dix pieds de hauteur un Pigeon blanc sur lequel l’Autour se pré-cipite; mais ce qu’il y a de remarquable, c’est qu’il ne cherche à se débarrasserqu’après avoir dévoré sa proie. Les fauconniers sont parvenus à tirer parti de savoracité en le dressant pour la chasse, ainsi que l’Epervier : ce qui constituaitautrefois l’art de YAutourserie, où l’on employait à peu près les mêmes moyensque pour la fauconnerie ; maison nommait les Autours Oiseaux de poing, parceque, sans être leurrés, ils reviennent sur le poing ; on les portait ordinairementà la chasse sans chaperon. Ils sont plus prompts à partir du poing que les Fau-cons ; on ne les jetait point à mont; ils ne volaient que de poing en fort, ex