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|>elit<> quantité; c’est ce (|ui fait que la lumière du jour les éblouit; mais pen-dant le crépuscule, l'énorme dilatation de leur pupille leur permet de distinguerles objets peu éclairés. Le sens de l'ouïe est aussi chez eux d’une finesse extrême,grâce à de vastes cavités de leur crâne, communiquant avec l'oreille. Un cerclede plumes effilées entoure leurs yeux ; les antérieures recouvrent la cire dubec, et les postérieures, l’ouverture de l’oreille. Le bec est comprimé et courbédès sa racine ; les plumes sont â barbes douces, finement duvetées, et ne fontaucun bruit en volant, ce qui permet â l’animal de s’approcher de sa proie sansêtre entendu. L’Oiseau nocturne avale sa victime sans la plumer ni l’écorcher,et, par un mécanisme singulier, les parties dures sont séparées, enveloppées etroulées dans la peau, puis vomies en boulettes. Lorsque le soleil est couché, lecri aigre et lugubre du liapace jette la terreur parmi ces divers animaux, quise cachent, ou prennent la fuite. Pendant le jour il dort dans son trou, et sipar accident il en sort, et, se montre â la lumière, son apparition est une fêtepour tous les petits Oiseaux du canton, qui viennent â l’envi l’insulter parleurs clameurs et leurs coups de bec; le Nocturne ne cherche pas â se défendre :il se blottit, prend les altitudes les plus bizarres, et attend patiemment que leretour du crépuscule lui permette de prendre sa revanche, et d’aller les enleverdans leur nid. C’est sur cette haine instinctive des petits Oiseaux pour leuroppresseur, qu'est fondé l’art de la pipée : il sul’lit. de placer une Chouette, oumême d’en contrefaire la voix, pour faire arriver les Oiseaux â l'endroit où l’ona tendu les gluaux : celte espèce de chasse était comme des anciens, et Aristote en fait mention. La pipée se fait une heure avant la fin du jour, et les Oiseauxsont, alors faciles â prendre; mais dès que le soleil est couché, la voix de laChouette leur cause une terreur qui les met en fuite.
• La famille des Hapaces nocturnes est si naturelle, qu’on en a fait un seulgenre, divisé en plusieurs sections, d’après les aigrettes, la grandeur desoreilles, et l’étendue du cercle de plumes qui entoure les yeux : c’est le genreSiri.r, de Linné . Nous allons vous en faire connaître les espèces les plus inté-ressantes.
La section des Hiboux a pour caractère un disque de plumes effilées entou-rant les yeux, bien complet, et bordé lui-même d’un cercle de plumes écail-leuses; des aigrettes mobiles; la conque de l’oreille grande et munie en avantd’un couvercle membraneux, enfin les pieds garnis de plumes jusqu’aux ongles.
Le Hibou commun, ou Moyen Duc (Slrix Otus, de Linné ), est com-mun en France ; il a treize pouces du sommet de la fête au bout de la queue :son plumage est fauve, avec des taches longitudinales brunes sur le dos et endessous. Il porte des lignes brunes sur les ailes et le dos; les aigrettes sontlongues comme la moitié de la tète; la queue offre huit ou neuf bandes brunes.Cet Oiseau habite ordinairement les cavernes, les bâtiments en ruines, le creuxdes vieux arbres et les forêts montueuses; il fait entendre pendant la nuit uncri plaintif, on gémissement grave et allongé : CW/, cioitd! c’est de lui que seservent les oiseleurs pour attirer â la pipée les gros Oiseaux. Il ne construit denid que très-rarement, et pond dans les nids abandonnés de lluse, de Lie, oude Corbeau. Il chasse et prend les petits Oiseaux, et surtout les .Mulots et lesCampagnols: lorsque le gibier manque aux champs, il \ienl dans les grangesn. N