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Deuxieme partie.
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pour y chercher îles Souris el des liais, el retourne au gite de granit manu

Le Hibou Chouette (Strix Ulula, de Linné ) est répandu presque surtoute la terre; il habite ordinairement les carrières, les rochers, les ruineséloignées des habitations; sa taille est d’environ treize pouces de la tète auxpieds. 11 ressemble au Hibou commun pour le plumage; le dos n'oll're pas delignes en réseau, mais le ventre est marqué de lignes longitudinales étroites:le mâle seul est huppé, ses huppes sont très-petites, et il les relève rarement.Cet Oiseau, dans quelques pays, est estimé des cultivateurs, parce qu’il détruitune grande quantité de Mulots. —Il y a en Amérique une espèce nommée vulgai-rement le Hibou a cla imehs, ou Chevêche Lapin, c’est le Strix cuuicu-Inrin, de Linné ; elle est brune eu dessus, blanche en dessous; les pieds sontgarnis de tubercules et poilus, le bec est d’un blanc verdâtre. Cet Oiseau a pourdomicile les terriers abandonnés des Tatous et des Renards, mais il ne lescreuse pas lui-même, comme on l’a cru pendant longtemps. Lorsque, pendantle jour, on vient troubler son sommeil, il jette son cri d’alarme qui consiste enun tchii, tchii , tchii prolongé, et vole de tertre en tertre, sans témoigner mtrgrande terreur; son cri nocturne est hou , Iwnou. Il chasse le soir el à l’aurore,et se nourrit de petits Rongeurs, de Reptiles , d’insectes; c'est, de tous lesNocturnes, celui qui supporte le mieux la lumière du jour.

Les Chouettes dilVèrent des Hiboux par l’absence des aigrettes. La Ciiouetti-.gkise nu Canada ( Strix nebulosa, de Linné ) a la tête, le col, la poitrine,le dos et les lectrices de l’aile brunes tachetées de blanc ; le ventre est d’un blanciale, rayé de brun; la queue est brune, blanchâtre à son extrémité, el marquéede bandes de la même couleur. Cet Oiseau est un grand destructeur de Poulets.Souris, Levrauts, Lapins , Oiseaux; il recherche surtout une Grenouille bruneet â la Louisiane on le croit piscivore. « Son cri est un wuah, waahhn, qu'onest tente, dit Audubon , de comparer au rire alïecté d’un fashionuble. Combiende lois, dans mes excursions lointaines, étant campé sous les arbres, et. me disposant à faire rôtir une trancbe.de venaison ou un Ecureuil, au moyen d’unebroche de bois, n’ai-je pas été salue du rire de ce perturbateur nocturne ! 11 s'ar-rêtait â quelques pas de moi, exposant tout son corps à la lueur de mon feu, et nuregardant d’une si bizarre manière, que si je n’avais pas craint de passer pour foua mes propres yeux, je l'aurais invite poliment à venir partager mon souper. Ilhabile constamment la Louisiane ; on le rencontre dans tous les bois isolés,même en plein jour, el aux approches de la nuit. S’il y a apparence de pluie, ilse met à rire plus fort que jamais ; son wnak, wunli pénètre dans les retraitesles plus reculées, el ses camarades lui répondent avec des tons étranges et dis-cordants: on serait tenté de croire que la nation des Hiboux célèbre une fêteextraordinaire. Lorsqu’on s’approche de l’un de ces Oiseaux, ses gestes de-viennent d’une bizarrerie inexprimable; son altitude droite change, il baissela tête el incline son corps, les plumes de sa tête se hérissent et l’enveloppentcomme d’une fraise ; il roule ses yeux comme un aveugle, el exécute avec satête des mouvements anguleux, comme si elle était disloquée. Il suit, pendanttout ce manège, les moindres mouvements de l'étranger, et, s’il soupçonnede mauvaises intentions, il s'envole, puis s’arrête le dos tourné, fait subitementi(dle-l’ace. comme un conscrit qui apprend I exercice, el recommence a exami-