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Deuxieme partie.
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K A M 11,1. h DES PASSEKEAliX L)Ei\ TI H 0 S i H E S.

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pines sur l'arbre, elle assujettit adroitement la tête de l’Oiseau dans l'enfour-rluire de deux petites hranches. Puis, quand la faim se fait sentir, elle va visiterses gibets, et décroché les morceaux qu’elle préfère. C’est à cetle rapacité quelledoit son nom de Fiscal, allusion assez peu flatteuse pour l’Administration desfinances. Hâtons-nous de dire, pour la satisfaction de notre orgueil national,que ce sont les colons hollandais du Cap qui ont baptisé la Pie-Grièche dont ilest ici question. Au reste, l’instinct destructeur de cet Oiseau le pousse à desrapines superflues; car il ne mange pas toutes ses victimes, et il y en a un grandnombre qui se dessèchent sur leur pal. Le Fiscal est criard, querelleur, y i indi-catif; ennemi de toute concurrence, il chasse de son domaine les Oiseaux ï|uiuvent de la même proie (|ue lui ; mais il a beau faire, ceux-ci trouvent toujoursmoyen de décrocher quelques pièces du gibier qu’il a recueilli.

Le Bacback.uu [Lamas Bacbaclùri, de Shaw ) est aussi une espèce com-mune dans l’Afrique méridionale . Son bec est moins fort que celui des précé-dentes, et son port la rapproche un peu des Merles . Elle a sept pouces et demide hauteur; les parties supérieures sont d’un vert olive, le sommet de la têteest gris; un trait noir part du bec, descend sur les côtés du col, et s’élargit enplastron sur la poitrine, de là son nom vulgaire de Merle à collier. La gorge etles parties inférieures sont jaunes; le bec et les pieds sont noirs. Celte Pie-Grièche est peu farouche et très-babillarde. Elle fait entendre un chant parti-culier qui lui a valu son nom spécifique de Bacbuckiri, et que Levaillanl a note:les deux premières syllabes sont bien détachées, graves et sonores; les deuxdernières sont aiguës et liées; quelquefois l’avant-dernière note est hausséed'une tierce, mais dans tous les cas elle ne diffère de la suivante (pie d’un demi-ton. Le mâle entonne ce chant d'appel qui n’appartient qu’à lui : bacbi ckin ;et aussitôt la femelle lui répond sur un ton moins élevé: couit, couii. Il suffit,de bien répéter ces deux couplets pour faire approcher les Pies-Griéclies duchasseur, qui peut alors les tirer de près; du reste, quoique peu farouches,elles n’en ont pas moins les mœurs sanguinaires de leur genre. Elles livrentune guerre cruelle aux Insectes et aux jeunes Oiseaux, et si par mégarde on lesplace dans une volière, elles mettent tout à mort. On a remarqué qu’elles viventpar couples, et se séparent rarement. Leur nid est placé dans des buissons touf-fus ; les petits suivent leurs parents pendant la première année, et forment unepetite famille vivant dans une concorde parfaite, ce qui contraste avec l’humeurhargneuse que montrent les Pies-Grièches à l’égard des autres Oiseaux.

Les Partlalotes sont de très-petites Pies-Grièches, à queue courte, dont lebec est court et peu .comprimé, avec la pointe échancrée. Le Paudalotkiilim’É ( Panlalnlns cristatus, de Vieillot 1 est une espèce de l’Amérique méri-dionale. Sa taille est de trois pouces; les parties supérieures sont d’un vertolive, tirant sur le jaune; les plumes du sommet de la tète, du front et de lanuque, sont terminées de brun; près de la nuque est une huppe de couleurrouge; les petites couvertures des ailes ont leur moitié extérieure blanche; lesrémiges sont brunes, bordées extérieurement de vert olive; les rectrices sont\ertes et d’une médiocre longueur ; la gorge et les parties inférieures sont d’unbeau jaune, plus foncé sur le devant du col et sur la poitrine; le lier est noir,.ncr le milieu grisâtre : les pieds sont noirs. Gel Oiseau habile les montagnes.