LES OISEAUX
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rouge brun; les tectrices de l’aile sont d’un brun roux, bordées de rouge; lesrémiges sont brunes rougeâtres; les parties inférieures sont rouges, nuancéesde brun ; le bec est rougeâtre, les pieds jaunâtres et garnis en arrière d’un lé-ger duvet. La femelle est dépourvue de huppe, et son plumage offre une teinteplus brune. —Cet Oiseau , comme tous ses congénères, est sauvage, défiant ettaciturne ; il vit solitaire dans les lieux humides et ombragés, mais il ne pénètrejamais dans l’intérieur des forêts; seulement vers le milieu du jour, il gagne lepenchant des mornes, à la hauteur où croît le Laurier à glands, dont les fruitsfont sa principale nourriture. De septembre à janvier, cct arbre suffit â l’ali-mentation del’Ouette; mais au moment de la maturité des graines de YUvaria,il voyage de contrée en contrée, visitant d’abord le Nord, où l’activité de la vé-gétation lui fournit un butin précoce, puis le Sud, oùles fruits sont plus tardifs.C’est dans la saison des œufs que l’Ouette arrive dans les provinces méridionalesdu Brésil ; il place son nid sur les arbres les plus élevés, pour soustraire sacouvée aux attaques des Mammifères rongeurs, qui en sont très-friands. — LaCoracine ensanglantée ou Pavaô [Coracias sciiialn, de Latham) estimeespèce du nouveau monde, qui a quinze pouces de longueur, tout le plumagenoir, à l’exception d’un plastron rouge vif, qui s’étend depuis le haut de la gorgejusque bien avant sur la poitrine, et offre l’aspect d’une large blessure ; le becest jaunâtre, l’iris et les pieds d’un gris bleuâtre. La femelle a les couleursrouges plus ternes cl moins tranchées sur le fond noir; elle a le bec brun. —Le Pavaô est un des Oiseaux les plus sauvages de l’Amérique méridionale ; c’estdans les forêts vierges du Brésil , sous les sombres voûtes de verdure supportéespar les élégantes colonnes des palmistes, qu’il vit solitaire pendant une partiede l’année, sans jamais sortir des fourrés où croissent ses arbres favoris. Lors-que les fruits du laurier à glands sont mûrs, il s’en nourrit, ayant pour com-mensaux les Toucans, avec lesquels il vit en bonne intelligence; mais quandl’abondance diminue, il retourne à son isolement, et consomme alors une grandi 1quantité de baies de myrtacées, surtout celles du Jabuùcaba, qui renfermentune pulpe aigrelette. Les chasseurs regardent le Pavaô comme un excellent gi-bier; ils l’attendent à l’affût, ou bien, marchant en silence et avec précautionau milieu des hautes herbes qui cachent le Serpent àsonnettes, ils sedirigent versle lieu d’où partent les accents sonores du Pavaô : ce cri s’exprime par les syllabesbou bou bou, et ressemble au son de la trompe employée dans certains pays pourrassembler les troupeaux.
11 y a une espèce européenne , voisine des Cotingas d’Amérique : c’est le•I aseur de Bohème [Ampelis garritlus , de Linné ;. Il est un peuplusgrandqu’un Moineau; le plumage offre une agréable distribution de teintes grises etvineuses; la gorge est noire, la queue noire bordée de jaune, et l’aile noire, va-riée de blanc; la tête est ornée d’un toupet de plumes un peu plus allongées queles autres, et les pennes secondaires de l’aile sont élargies à leur extrémité enun disque ovale, lisse et rouge. — Le Jaseur est très-silencieux, malgré le nomqu’il porte; il ne fait entendre qu'un cri faible, zi, si, zi. 11 habite pendant l’étéle nord de l’Europe ; et là, peut-être, à l’époque de la ponte et de l’incubationdes œufs, son ramage est plus accentué, plus bruyant que dans les pays où ilvient passer l'hiver; il émigre régulièrement dans les contrées orientales, mais