Band 
Deuxieme partie.
Seite
76
JPEG-Download
 

75

FAMILLE DES PASSEUEAIX DENTIROSTKES.

il 11e parait qu’accidentellement clans nos régions tempérées, ce qui l'a fait re-garder comme un Oiseau de mauvais augure; il voyage toujours en grandestroupes, est stupide, facile à prendre, etmange de tout. Sa cliairest, dit-on, d’ungoût exquis.

Les Drongos, oiseaux de l'Afrique et des Indes , se distinguent des Gobe-Mouches par leurs deux mandibules légèrement arquées dans toute leur lon-gueur.

Dl'OUgU l)llp|H'

Le Du O:\uo iiuref: Lnnius foi /ivulus, de Linné) est de la taille denotre Grive des vignes; son plumage est noir, à reflet irisé vert; une huppeformée de longues plumes étroites s’élève immédiatement sur le front, et serecourbe en avant sur le bec; le bec, les pieds et les ongles sont noirs, l'œil estbrun. — Les Drongos habitent les forêts par petites troupes; ils en sortent lesoir et le matin, avant et après le coucher du soleil, et se tiennent sur la lisière,pour guetter les Abeilles qui vont à la picorée ou qui en reviennent. C’est unescène fort animée que ce manège d’une trentaine d’Oiseaux voltigeant pêle-mêleautour d’un arbre et donnant la chasse aux Abeilles, suivant leurs crochetsmultipliés, et les saisissant au vol, ou, s’ils ont manqué leur proie, mirantlestement pour en attraper une autre, avec pirouettes et cabrioles dans tousles sens, puis venant se reposer après avoir ' _ é l’Abeille, et accompagnant

leurs évolutions d’un cri, fia, griach grïach, qu’ils répètent sur un grand nom-bre de tons. « Ce manège nocturne, dit Levaillant, est regardé par les Hotten-tots comme une conversation de ces Oiseaux avec les sorciers; de là lepithétede Diabolique, que le Hrongn a reçue de ces peuples superstitieux. »